Environnement

Horacio, le cyclone tropical le plus puissant depuis le début 2026

Il a pris forme dans l’océan Indien avec des vents atteignant près de 260 km/h.

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Image satellite infrarouge du cyclone tropical Horacio à l'est de Madagascar le 23 février 2026. Image satellite infrarouge du cyclone tropical Horacio à l'est de Madagascar le 23 février 2026. À ce moment-là, Horacio était un cyclone de catégorie 5 avec des vents de 257 km/h. (Crédit image : NOAA/RAMMB/Colorado State University)

La tempête tropicale Horacio s’est transformée en cyclone de catégorie 5 en début de semaine. Il a pris forme dans l’océan Indien avec des vents atteignant près de 260 km/h.

Selon des prévisionnistes, Horacio a atteint son intensité maximale et devrait s’affaiblir durant son déplacement vers le sud au-dessus des eaux plus froides. Il ne devrait causer aucun dégât sur la terre ferme.

MétéoMédia rapporte que les vents près du mur de l’œil ont atteint 260 km/h et les rafales ont frôlé les 300 km/h.

Entre 1990 et 2025, la moyenne annuelle mondiale des tempêtes de catégorie 5 était de 5,3 occurrences. En 2025, on en a compté cinq - soit les ouragans Melissa, Erin et Humberto dans l’Atlantique, le typhon Ragasa et le cyclone Errol-, a rapporté le météorologue Jeff Masters de Yale Climate Connections à USA Today.

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Dégâts importants après le cyclone Gezani

Au moins 62 personnes sont décédées et 13 sont toujours portées disparues après le passage du cyclone Gezani qui a frappé de plein fouet la deuxième ville de Madagascar, Toamasina, le 10 février dernier, selon un nouveau bilan des autorités.

La plupart des victimes de Gezani ont été recensées dans la ville de Toamasina, qui compte environ 400 000 habitants, selon un bilan actualisé publié le 19 février dernier par le bureau national de gestion des risques et catastrophes. Un précédent bilan faisait état de 59 morts.

Des habitants évaluent les dégâts causés par le cyclone Gezina à Toamasina, Madagascar, mercredi 11 février 2026. Des habitants évaluent les dégâts causés par le cyclone Gezina à Toamasina, Madagascar, mercredi 11 février 2026. (AP Photo)

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) fait état jeudi de 35 000 déplacés et de 382 000 personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

Les dégâts sur l’habitat sont conséquents: 25 000 habitations ont été détruites ainsi que plus de 750 salles de classe.

Le cyclone Gezani avait poursuivi sa route vers le Mozambique: même en restant à 50 km des côtes, il avait entraîné la mort d’au moins quatre personnes et provoqué des dégâts dans la région d’Inhambane, une ville côtière du sud du pays comptant environ 100 000 habitants.

Printemps pluvieux ou neigeux au Québec

Alors que le Québec se trouve présentement dans une période de transition entre La Niña et El Niño jusqu’en avril environ, on prévoit un printemps pluvieux ou neigeux au Québec.

Selon MétéoMédia, le chemin vers les conditions estivales sera «long» et «sinueux» au Québec et en Ontario. Pourtant, Fred la marmotte, en Gaspésie, avait annoncé un printemps hâtif pour la province québécoise.

«On va avoir encore des occasions de neige en mars et au mois d’avril» et «avec la dissipation de La Niña anticipée et un retour d’El Niño au cours de l’été, le passage de l’hiver à l’été devrait se faire de manière laborieuse en 2026», a expliqué le météorologue André Monette à La Presse canadienne.

«La présence d’une anomalie froide dans les Prairies canadiennes et de la chaleur dans le sud des États-Unis favorisa un corridor actif sur l’Ontario et le Québec», a précisé le météorologue.

Au Québec, le service météo prévoit donc une quantité de précipitations «au-dessus des normales, sauf pour le nord et l’est de la province qui seront près des normales», dans les prochaines semaines.

Pas d’impact d’El Niño au Québec

Selon les prévisions de la NOAA, un El Niño devrait se développer plus tard cette année, à la fin de l’été ou à l’automne. S’il survient suffisamment tôt, il pourrait atténuer l’activité des ouragans dans l’Atlantique, mais entraîner des températures mondiales plus élevées en 2027.

Les cycles d’El Niño ont tendance à augmenter les températures mondiales, tandis que ceux de La Niña freinent leur hausse à long terme. Au Canada, les hivers et les printemps sont plus doux que la normale dans l’ouest, le nord-ouest et le centre du Canada.

Environnement Canada prévoit toutefois qu’il y aura peu d’impacts du phénomène El Niño dans la province cette année.

«Le courant atmosphérique, soit les courants-jets, est plutôt au sud de notre secteur», a expliqué la météorologue Giselle Dookhie d’Environnement Canada à Noovo Info. «Ça déplace les trajectoires des dépressions au sud. [...] Avec El Niño, ces courants-jets se déplacent vers le sud, en dehors de notre zone, ce qui empêche l’arrivée de dépressions.»

Au cours des deux prochaines semaines, les températures seront généralement de saison. Le nord-est du Québec et la Basse-Côte-Nord connaîtront toutefois un temps plus froid qu’à l’habitude, selon Environnement Canada. Ailleurs, les conditions resteront dans les normales. Des précipitations sont à prévoir également dans les secteurs de l’Abitibi-Témiscamingue et Waskaganish.

Avec des informations de La Presse canadienne, de l’Associated Press et de l’Agence France-Presse