Trois nouveaux cas de rage du raton laveur ont été détectés au Québec depuis le début de l’année, dont deux en Estrie.
Les cas ont été signalés plus précisément à Bedford et Dunham en Estrie ainsi qu’à Noyan en Montérégie.

Un autre cas a aussi été détecté dans le Canton de Stanstead, en Estrie. Cette fois-ci, le raton laveur avait attaqué un porc-épic. Il a été retrouvé le 28 décembre dernier et avait sur son museau des piquants de son adversaire.

«C’est inusité de trouver un raton laveur avec des piquants de porc-épic», ajoute la biologiste du Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), Marianne Gagnier.
Selon la scientifique, les ratons laveurs n’attaquent pas les autres animaux. Ce phénomène se produit généralement lorsque les ratons laveurs ont contracté la maladie. Leur comportement change lorsqu’ils ont la rage, car le virus pousse l’animal à transmettre la maladie à d’autres animaux ou encore à des humains.
Il est fortement recommandé de garder ces distances en présence d’animaux sauvages. Le MELCCFP nous rappelle qu’une infection à la rage peut donner la mort.
Jusqu’au 4 février, il est interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les moufettes, les renards et les coyotes qui peuvent, eux aussi, contracter le virus. Plusieurs villes sont visées par cette interdiction.

Le déplacement des animaux constitue la plus grande menace de la propagation de la rage du raton laveur au Québec, selon Marianne Gagnier.
Le MELCCFP demande à la population de signaler les ratons laveurs, les moufettes ou les renards qui présentent des comportements anormaux.
