Éducation

Une nouvelle plateforme engage le dialogue avec les élèves grâce aux films québécois

Cette initiative vise à faire du cinéma québécois un pilier durable de l’éducation culturelle.

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Québec Cinéma lance la plateforme éducative CINÉ PANACHE, qui regroupe 30 films québécois et des outils pédagogiques pour les enseignants, le 19 août 2026, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Québec Cinéma lance la plateforme éducative CINÉ PANACHE, qui regroupe 30 films québécois et des outils pédagogiques pour les enseignants, le 19 août 2026, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Sébastien Auger)

À la rentrée scolaire, les enseignants pourront intégrer le cinéma québécois dans leurs cours grâce à la plateforme CINÉ PANACHE, qui regroupe pour le moment 30 films et des outils pédagogiques adaptés à chaque œuvre.

La contribution de Télé-Québec à cette initiative, via sa plateforme Télé-Québec en classe, permet d’assurer la diffusion de la collection dans l’ensemble des établissements d’enseignement de la province.

«Ce projet répond à quelques objectifs: offrir aux jeunes un accès simple et encadré au cinéma québécois pendant leur parcours scolaire, du primaire à l’université; outiller le corps enseignant pour intégrer ces œuvres dans leur pédagogie; permettre aux services de garde de recourir aux films québécois dans l’organisation des activités à l’intention des jeunes; et valoriser le patrimoine cinématographique québécois via les longs métrages de fiction comme un outil d’éveil culturel, critique et identitaire», a expliqué le directeur général de Québec Cinéma, Dominique Dugas, lors du lancement, mercredi, à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.

CINÉ PANACHE offrira progressivement aux écoles un accès gratuit à un corpus de 100 films québécois, accompagnés de guides pédagogiques, de contenus éducatifs et de formations destinées au personnel enseignant. 

Aux 30 films dévoilés en conférence de presse (dont «C.R.A.Z.Y.», «Ru», «Monsieur Lazhar», «Léolo» et «Les bons débarras»), 20 s’ajouteront en janvier 2027, puis une cinquantaine d’ici 2028. 

Le réalisateur et scénariste Philippe Falardeau a accepté sans hésiter à agir comme porte-parole, avec l’autrice Kim Thúy. 

«On est devant des œuvres qui sont juste le “fun” ou intéressantes à regarder. Ce ne sont pas des œuvres qui ont une connotation didactique du tout, et pourtant, à partir de ça, on peut avoir des discussions. Pour moi, CINÉ PANACHE, c’est comme une espèce de terre promise. Quand on m’a appelé, j’ai dit: “wow!”», a-t-il lancé avec enthousiasme devant les dizaines de membres de l’industrie du septième art réunis pour l’occasion. 

M. Dugas estime que l’engagement de ces deux figures connues du public «donne une portée encore plus grande à cette vision collective».  

Accessible exclusivement sur Télé-Québec en classe, CINÉ PANACHE souhaite contribuer à une plus grande équité dans l’accès à la culture en invitant les élèves et étudiants des niveaux primaire, secondaire et postsecondaire de toutes les régions du Québec à découvrir des œuvres cinématographiques importantes et à y réfléchir à travers les outils pédagogiques proposés. 

«Le cinéma québécois est un formidable outil pour comprendre qui nous sommes, d’où nous venons et comment nous racontons le monde. Avec CINÉ PANACHE, nous souhaitons démocratiser l’accès des enseignants, des professeurs, des élèves et des étudiants à un vaste répertoire d’œuvres qui racontent notre histoire, notre langue, notre territoire et les réalités qui façonnent notre société», a souligné M. Dugas. 

Les jeunes et les acteurs du milieu scolaire peuvent s’inscrire dès maintenant pour aller explorer le contenu disponible.

«Le cinéma québécois, c’est notre façon de nous raconter. Avec CINÉ PANACHE, on veut que les enfants rencontrent ces histoires-là dès le primaire, pas seulement une fois adultes. C’est un geste simple et qui compte: donner très tôt le goût de nos histoires, pour que les nouvelles voix émergent demain», a indiqué Hugues Sweeney, président-directeur général de Télé-Québec.  

Sébastien Auger

Sébastien Auger

Journaliste