À quelques semaines du début de la campagne électorale, la CSN demande aux partis politiques de s’engager à augmenter substantiellement le financement de l’enseignement supérieur et de l’éducation.
La centrale syndicale insiste aussi pour que ce financement soit prévisible et stable.
«Les dernières années ont été incohérentes, en termes de financement: on a coupé; on a rajouté. Ça fait en sorte que le financement, il devient imprévisible et précaire et il nuit à la planification dans les établissements», estime Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN.
M. Lacoursière était aux côtés de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, et de deux autres dirigeants de fédérations de la centrale syndicale, dans le cadre d’une conférence de presse pour marquer la rentrée scolaire et en enseignement supérieur, dans les prochains jours.
Ces séquences de gels d’embauche, de reports d’investissements dans les infrastructures, puis de réinvestissements ponctuels causent de l’incertitude et font quitter des employés du réseau public, qui veulent plus de stabilité et suffisamment d’heures de travail à leur horaire, font valoir les fédérations de la centrale syndicale, qui représentent aussi des professionnels et des employés de soutien.
Écoles privées
La centrale syndicale demande aussi aux partis politiques d’intégrer les écoles privées au réseau public, sans qu’il y ait sélection des élèves et sans frais, et en incluant tout le personnel qui y travaille.
«La Révolution tranquille est inachevée à cet égard-là. Ça met une pression énorme sur les élèves; ça met une pression énorme sur les équipes-écoles. On est rendu dans une société où, à 12 ans, l’école ordinaire, c’est une défaite», a soutenu Mme Senneville.

