Éducation

«Plus vivable»: nouvelle hausse de la violence scolaire au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Au CSS des Rives-du-Saguenay, par exemple, le nombre de gestes de violence déclarés est passé de 20 en 2018-2019 à 366 en 2023-2024.

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«Plus vivable»: nouvelle hausse de la violence scolaire au Saguenay–Lac-Saint-Jean La violence en milieu scolaire préoccupe de plus en plus au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Des données publiées par la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) révèlent une hausse spectaculaire des gestes de violence.

La violence en milieu scolaire préoccupe de plus en plus au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Des données publiées par la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) révèlent une hausse spectaculaire des gestes de violence.

Au CSS des Rives-du-Saguenay, par exemple, le nombre de gestes de violence déclarés est passé de 20 en 2018-2019 à 366 en 2023-2024.

Au CSS De La Jonquière, on comptait 619 gestes de violence déclarés en 2025-2026 contre 222 en 2020-2021.

Le député péquiste de Jonquière, Jimmy Bouchard, a réagi à la situation en rappelant que son parti a promis en campagne électorale la tenue d’États généraux sur l’éducation. «Ce questionnement – pourquoi on vit autant de violence dans nos établissements scolaires? –, ça doit faire partie de la discussion et il faut trouver des solutions assez rapidement parce que je comprends que ce n’est plus vivable pour les gens dans le réseau scolaire», a-t-il partagé à Noovo Info.

Les intervenants du milieu scolaire sont nombreux à avoir beaucoup d’attentes envers le prochain ministre de l’Éducation qui sera choisi dans le clan péquiste.

Et ce n’est pas que le personnel des écoles qui souffre de la montée de la violence. Les répercussions se font aussi sentir chez les jeunes et leurs parents.

«Les mots sont assez forts : “va te pendre”, “va te tuer”, “va te faire mal”, “on veut te voir mort”. Des affaires comme ça, ça fait mal au fil du temps», a raconté à Noovo Info Gabrielle Blais, une mère de famille de Chicoutimi dont l’un des enfants vit de l’intimidation, du harcèlement et de la violence à l’école.

Cette ancienne technicienne en éducation spécialisée a d’ailleurs elle-même quitté sa profession après avoir été confrontée à trop de violence psychologique et physique.

Membre du conseil d’administration de l’école secondaire Charles-Gravel, Mme Blais milite depuis plusieurs années pour faire bouger les choses. «Il n’y a pas vraiment d’outils mis en place. On devrait pouvoir en mettre plus, mettre plus d’action là-dedans. Le ministère de l’Éducation, il n’est pas sur le plancher, il ne voit pas ce qu’il se passe», a-t-elle souligné.

Les directions des trois centres de services scolaires du Saguenay—Lac-Saint-Jean ont fait savoir à Noovo Info qu’elles étaient au fait de l’augmentation des cas de violence dans les écoles et que ces situations étaient traitées de manière sérieuse.