Éducation

New York va interdire l’IA dans les écoles publiques jusqu’au secondaire

L’usage de l’IA sera limité à des applications spécifiques comme la connaissance de cette technologie ou quelques programmes pilotes.

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Des bus scolaires font la queue pour déposer des élèves à New York, le 15 janvier 2013. Des bus scolaires font la queue pour déposer des élèves à New York, le 15 janvier 2013.

New York va interdire l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) aux élèves des écoles publiques de la ville jusqu’au secondaire, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP mercredi confirmant des informations de plusieurs médias locaux.

Sollicités par l’AFP, la mairie et le département de l’Éducation de New York n’ont pas donné suite dans l’immédiat.

L’usage de l’IA sera limité à des applications spécifiques comme la connaissance de cette technologie ou quelques programmes pilotes.

Selon le New York Times, les chatbots présentés comme des compagnons IA offrant du soutien psychologique seront par ailleurs prohibés.

Se pose la question du contrôle de l’utilisation de l’IA, car elle intervient souvent hors du cadre scolaire et dans la sphère privée.

Les règles prévoient en revanche que les professeurs puissent, eux, recourir à l’IA dans le cadre de leur fonction, pour préparer des leçons ou écrire des messages.

Le département de l’Éducation recommande aussi que le temps d’écran soit limité, à 45 minutes en classe pour les collégiens (de la 6eme à la 4eme dans le système américain) et 30 minutes pour les élèves du primaire.

Ces nouvelles règles doivent être présentées officiellement mercredi. Elles font suite à un premier document publié en mars. Jugé peu contraignant, il avait déclenché un tollé chez de nombreux parents et enseignants.

Santé mentale chez les jeunes: des experts se penchent sur la sécurité de l’IA L’Institut québécois d’intelligence artificielle Mila organise un événement national afin de documenter, tester et concevoir des technologies qui visent à réduire les risques de préjudices en santé mentale lorsque l’intelligence artificielle (IA) est impliquée.

Ce canevas autorisait l’IA pour les élèves du public à New York pour «la recherche, de l’exploration et des projets créatifs».

Face à la levée de boucliers, le recteur de New York, Kamar Samuels, avait estimé que les autorités avaient «raté le coche» dans leur communication et assuré que ses services «étudiaient de très près» la possibilité de consignes plus rigides pour l’usage par les plus jeunes.

Il avait toujours été prévu que le document de mars soit suivi d’un «livret» plus complet plus tard cette année, pour tenir compte des retours de la consultation publique.

Les orientations des écoles publiques de New York en matière technologique sont très suivies dans le reste des États-Unis et au-delà, car il s’agit, de loin, de la plus grande académie du pays, avec un peu plus de 900 000 élèves en 2024-2025.

Le département de l’Éducation va constituer un groupe de travail comprenant des enseignants, élus, experts, représentants syndicaux, chargé de produire en avril 2027, un rapport censé servir de base à la politique de New York concernant l’IA à l’école.