Éducation

«Les filles et les sciences» veut faire découvrir les métiers scientifiques aux ados

Même si des progrès ont été faits dans les domaines des STIM au cours des dernières années, des inégalités entre les genres demeurent, selon la porte-parole de l’initiative.

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Le laboratoire de microbiologie du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, le mardi 8 décembre 2020. LA PRESSE CANADIENNE/Mikaela MacKenzie Le laboratoire de microbiologie du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, le mardi 8 décembre 2020. LA PRESSE CANADIENNE (Mikaela MacKenzie)

MONTRÉAL — Des centaines d'adolescentes du secondaire ont pu en apprendre plus samedi sur les différents métiers liés aux sciences à l'occasion des événements «Les filles et les sciences, un duo électrisant!» qui avaient lieu à Montréal et à Saguenay.

Cette initiative, qui cible particulièrement les élèves de la deuxième à la quatrième secondaire, vise certes à faire découvrir des métiers parfois méconnus, mais aussi à faire valoir aux filles qu'elles sont capables de s'engager dans des domaines qui demeurent majoritairement masculins.

Stéphanie Jolicoeur, communicatrice scientifique et porte-parole de l’initiative «Les filles et les sciences», a indiqué que ces événements ont pour but de donner confiance aux filles et de leur donner envie d'explorer en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM).

«C’est de leur faire découvrir des domaines qui sont parfois méconnus, découvrir les métiers du futur. Donc, de leur dire que si elles ont envie de penser à aller étudier en sciences et technologies, qu'elles le peuvent, qu'elles en sont capables et qu'elles ont l'intelligence pour (le faire)», a-t-elle affirmé, en entrevue depuis l'événement dans la métropole.

À Montréal, «Les filles et les sciences, un duo électrisant!» se déroulait à Polytechnique Montréal, tandis que l'initiative s'est tenue à l'Université du Québec à Chicoutimi à Saguenay.

Même si des progrès ont été faits dans les domaines des STIM au cours des dernières années, des inégalités entre les genres demeurent, a précisé Mme Jolicoeur.

«Si l'on prend les STIM globalement, on parle d'environ 25 % de présence féminine dans les études collégiales et universitaires. Puis, ce n’est pas égal dans tous les domaines», a-t-elle indiqué.

Elle a expliqué que plus de femmes et de jeunes filles se trouvent, par exemple, en biologie, dans les sciences biomédicales et dans les sciences de la vie. «Mais, on s'entend qu'il y a des domaines, tout ce qui est physique, informatique, robotique, on est encore très loin de cette représentativité-là», a ajouté la porte-parole.

Mme Jolicoeur, qui publie du contenu de vulgarisation scientifique sur les réseaux sociaux sous le nom de «Miss Entropie», dit toutefois constater que, davantage que les générations précédentes, les filles sont «plus conscientes qu'elles sont tout à fait aussi intelligentes que les garçons». Celle qui a étudié en physique et qui publie du contenu sur une multitude de sujets scientifiques et sur l'histoire de la guerre raconte que même des filles d'âge primaire sont venues la rencontrer dans des événements pour lui dire qu'elles écoutaient ses vidéos.

«Cela dit, c'est encore toujours le même problème, c'est qu'on nous apprend tellement à douter de nous facilement. Les erreurs qu'on peut faire et qui sont tout à fait normales de faire dans une vie, on est très sévères avec nous-mêmes quand on en fait, (…) on a plus peur des répercussions sur notre carrière», a indiqué Mme Jolicoeur.

Elle recommande aux jeunes filles qui songent à étudier dans le domaine des STIM de foncer et d'essayer, car c'est de cette façon qu'elles verront si elles aiment ces domaines. Elle les invite aussi à être des leaders si elles en ont envie.

«Le leadership féminin, c'est quelque chose d'extrêmement important, qui est très complémentaire au leadership typiquement masculin», a soutenu la porte-parole.

Les prochains événements de l'initiative «Les filles et les sciences» auront lieu à Sherbrooke et à Québec, respectivement les 14 et 21 novembre. Un événement avait déjà eu lieu le 29 octobre dernier à Rimouski.

Coralie Laplante, La Presse Canadienne

Coralie Laplante

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Journaliste