Éducation

Les enseignants de ces universités figurent parmi ceux qui touchent les salaires médians les plus élevés

Les trois établissements ayant connu les hausses de salaire médian les plus importantes d’une année sur l’autre se trouvaient tous en Ontario.

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Université de Waterloo On voit ici un panneau de l'Université de Waterloo à Waterloo, en Ontario, le 28 juin 2023. (Nick Iwanyshyn/La Presse Canadienne)

Selon de nouvelles données de Statistique Canada, les enseignants des universités les mieux rémunérées du Canada touchent un salaire médian de près de 200 000 $.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

Les trois établissements d’enseignement postsecondaire affichant les salaires médians les plus élevés sont l’Université de Waterloo (198 125 $), l’Université de la Colombie-Britannique (198 000 $) et l’Université Queen’s (197 050 $).

Certaines des institutions les mieux rémunératrices ont vu leurs salaires médians bondir d’environ un tiers au cours de la dernière décennie, selon les données publiées jeudi par Statistique Canada, dans ce qu’ils ont qualifié de publication partielle.

Les trois établissements ayant connu les hausses de salaire médian les plus importantes d’une année sur l’autre se trouvaient tous en Ontario. En 2025-2026, le salaire médian de l’Université de Guelph est passé de 166 750 $ à 190 250 $ ; celui de l’Université Carleton est passé de 157 100 $ à 176 525 $ et celui de l’Université d’Ottawa, de 181 450 $ à 190 625 $.

La médiane correspond à la valeur centrale d’un ensemble de valeurs, en l’occurrence le point médian entre les salaires les plus élevés et les plus bas des enseignants dans les universités canadiennes.

Effectifs

La taille des effectifs des établissements est restée globalement stable par rapport à l’année universitaire 2015-2016.

L’Université de l’Alberta a gagné 141 postes d’enseignement depuis 2015-2016. L’Université de la Colombie-Britannique a ajouté 285 postes d’enseignement, et l’Université Dalhousie en a ajouté 180 au cours de la même période.

Certaines grandes universités métropolitaines, notamment l’Université de Toronto, Concordia, McMaster et d’autres, n’ont pas été incluses dans cette publication de Statistique Canada.

Le nombre total d’emplois dans le secteur de l’éducation a diminué en mars, selon d’autres données de StatCan. Le secteur de l’éducation a perdu plus de 4 100 emplois, ce qui représente la troisième plus forte baisse parmi les secteurs suivis.

L’évolution des établissements d’enseignement canadiens

Ces données s’inscrivent dans un contexte de bouleversements en cours au sein des universités canadiennes.

Les frais de scolarité devraient augmenter d’environ 30 % au cours des 20 prochaines années, selon un rapport de 2025.

Le Canada s’efforce d’attirer des talents internationaux, en particulier des universitaires travaillant aux États-Unis, dans le contexte de la répression menée par le président américain Donald Trump contre les établissements d’enseignement supérieur.

Gabriel Miller, directeur général d’Universités Canada, a affirmé à CTV News en mars que l’évolution de la politique fédérale avait nui à la réputation internationale du Canada en tant que lieu d’études stable.

L’Ontario, où se rendent la plupart des étudiants étrangers, a perdu près de 100 000 étudiants internationaux entre les années universitaires 2023-2024 et 2025-2026.

M. Miller a précisé à CTV News en avril que le Canada «prenait du retard» dans ses efforts pour attirer les meilleurs talents. Les visas d’études ont chuté de plus de 60 % en 2025, selon les données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada analysées par Apply Board.

M. Miller a laissé entendre à CTV News que la combinaison d’un sous-financement chronique des établissements d’enseignement canadiens et de la baisse importante du nombre d’étudiants étrangers, qui paient des frais de scolarité nettement plus élevés que les étudiants canadiens, a eu pour conséquence que l’enseignement supérieur canadien a été «durement touché».