Éducation

La FAE plaide pour rediriger 4,6 milliards $ vers l'école publique

L’organisation syndicale demande aussi au gouvernement de réformer le régime de taxe scolaire.

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Une salle de classe dans une école de la région d'Ottawa. Photo prise le 5 décembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang Une salle de classe dans une école de la région d'Ottawa. Photo prise le 5 décembre 2025. (Justin Tang/La Presse canadienne)

La FAE plaide pour rediriger des sommes équivalant à 4,6 milliards $ vers le réseau de l’éducation, afin de «réparer l’école publique».

Ces sommes pourraient être principalement puisées à même le Fonds des générations et provenir d’une réforme de la taxe scolaire, a avancé la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), au cours d’une conférence de presse, lundi à Montréal.

La présidente de la FAE, Mélanie Hubert, rappelle que le Fonds des générations a déjà servi au gouvernement caquiste pour accorder des baisses d’impôt. Il lui apparaît donc acceptable de s’en servir pour mieux financer le réseau public d’éducation, au bénéfice de toutes les générations.

L’organisation syndicale demande aussi au gouvernement de réformer le régime de taxe scolaire. Les diminutions déjà accordées dans le processus d’uniformisation ont privé les autorités de précieux revenus, fait-elle valoir.

Elle ne dit pas spécifiquement de revenir en arrière ni d’augmenter cette taxe, mais croit qu’il serait possible d’en revoir la forme, tout en respectant la capacité de payer des contribuables.

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«On pense que les partis politiques pourraient revoir le modèle, imaginer peut-être des taxations plus progressives. On est à la recherche d’un modèle qui serait équitable, autant pour le financement de l’école publique que pour les contribuables payeurs de taxes», a affirmé Mme Hubert.

Les «chantiers» dans lesquels la FAE voudrait investir en éducation seraient une composition de la classe «juste et équitable pour tout le monde» — notamment par la fin du financement public des écoles privées et la création d’un plus grand nombre de classes spécialisées — un financement «à la hauteur des missions de l’école» et le soutien et la valorisation des enseignants.

Plus spécifiquement, les sommes redirigées vers l’école publique pourraient permettre de construire des centres de formation professionnelle, des écoles primaires et secondaires, d’embaucher davantage de personnel, d’offrir des repas gratuits aux élèves, par exemple.

La FAE représente 66 000 enseignants des niveaux préscolaire, primaire, secondaire, à la formation des adultes et à la formation professionnelle.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste