Un professeur de l’Université Western, en Ontario, affirme que la plupart des étudiants de l’un de ses cours ont utilisé l’intelligence artificielle pour tricher lors d’un examen final.
Jacob Shelley, membre du corps enseignant de la Faculté de droit et d’études de la santé, affirme que la plupart des 288 étudiants de son cours de droit de la santé ont triché lors de leur examen final du 24 avril en utilisant l’IA, ce qui l’a conduit à ne pas prendre en compte ces résultats dans leur note finale.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
M. Shelley précise que l’examen était censé se dérouler à livre fermé et être passé de manière indépendante, sans recours à des sources externes. Il comprenait à la fois des questions à réponse écrite et des questions à choix multiples.
Il explique avoir décidé de ne pas utiliser de logiciel de surveillance, car il estime que cela n’empêche pas la tricherie, et qu’il comptait sur l’intégrité des étudiants.
Tant les experts en technologie que les enseignants s’accordent à dire qu’il s’agit d’un problème que les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent mieux maîtriser avant que la crédibilité des diplômes ne soit compromise.
«Ces outils d’IA n’ont jamais été aussi accessibles. Ils sont incroyablement faciles à utiliser. Et un examen en ligne non surveillé revient presque à une invitation à utiliser ces outils», a expliqué l’expert en technologie Carmi Levy.
Par ailleurs, M. Shelley affirme que l’Université Western lui a demandé d’inclure la note de l’examen dans les notes finales — une mesure qu’il a qualifiée de compromis avec sa propre intégrité et qu’il n’était pas prêt à accepter.
CTV News a sollicité l’établissement pour une entrevue afin d’aborder ces allégations, mais celui-ci a refusé.

