L’institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), a publié jeudi une note de recherche énumérant quatre mesures qui constituent un «plan de relance en éducation».
Chez l’IRIS, on constate tout d’abord une hausse des élèves à besoins particuliers qui ne s’est pas accompagné de la hausse de personnel nécessaire à leur prise en charge. On propose notamment un «ratio cible» et l’embauche de 2200 professionnels.
L’institut dénonce aussi une pénurie d’enseignants et une augmentation «importante» des enseignants non légalement qualifiés. Pour ce faire, on propose un soutien à la formation et à la qualification.
Finalement, l’IRIS constate une précarité dans le milieu de l’éducation ainsi que des investissements jugés «insuffisants pour freiner la dégradation des écoles». Pour la précarité, on propose l’octroi de postes permanents et des heures minimales garanties. Pour les infrastructures, on demande un «réinvestissement suffisant».
Ces quatres mesures représentent 3,7G$ de dollars par année, selon l’institut.
«Il faut arrêter les solutions à l’emporte-pièce», a affirmé Mélanie Hubert, présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Selon Mme Hubert, la note de l’IRIS démontre que les problèmes en éducation sont «structurels».
«Il faudra donc que les gouvernements aient une vision à long terme, sortent d’un cycle électoraliste de quatre ans.»
— - Mélanie Hubert, présidente de la FAE
Du côté de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), son président Éric Gingras a réagi en entrevue avec Noovo Info, affirmant que le rapport de l’IRIS dit qu’il «faut bonifier avec plus de professionnels» et baisser le ratio élèves-professionnels.
La classe politique réagit
Le porte-parole en matière d’éducation pour Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois a réagi en disant que l’on «sait que nos écoles ont besoin de réinvestissements massifs». Il a également souligné le nombre de près de 3400 élèves qui ont été en bris de scolarisation en raison d’un manque de ressources.
La ministre de l’Éducation, Sonia LeBel a affirmé que depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le budget consacré à l’éducation augmenté de «près de 62 %.
«On a mis plus d’argent dans les infrastructures, on met plus d’argent dans nos écoles.»
— Sonia LeBel, ministre de l'Éducation
Voyez le reportage complet de Lila Mouch dans la vidéo.

