Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, continue d’accuser le premier ministre canadien de «tenter de faire capoter» une entente avec les États-Unis pour se procurer un «levier politique».
«Il s’agit du Parti libéral et de Mark Carney qui tentent d’utiliser un petit incident avec les États-Unis pour se procurer un levier politique», a-t-il dit mercredi lors d’une entrevue télévisée avec la chaîne américaine CNBC.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Ils ont un parti indépendant, le vote sur la souveraineté au Québec le 5 octobre. Ils ont un vote sur l’indépendance qui lance le processus en Alberta, une province qui se sent toujours lésée par Ottawa et la gauche canadienne», a-t-il ajouté. «Tu sais bien qu’il essaie juste de se frotter à nous pour tenter d’obtenir ce levier.»
Il faut noter que le «scrutin sur le parti souverainiste» dont parle M. Lutnick, c’est l’élection provinciale au Québec, et qu’il n’y a aucune question référendaire sur le bulletin de vote concernant la souveraineté du Québec.
À moins de deux mois du référendum en Alberta, un récent sondage en ligne mené par Research Co. indique que seulement un Albertain sur quatre appuie l’idée de la séparation. La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, pour sa part, a dit qu’elle prévoit voter pour rester au Canada.
Howard Lutnick a souligné que le Canada est le pays le moins performant au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
«Ils ont de gens compétents. Ils ont d’excellentes ressources. Pourquoi sont-ils si peu performants?», a-t-il demandé à propos du Canada. «L’Ontario, avec sa superbe ville de Toronto, serait dernier parmi nos 51e États. Et tu te dis : “Vraiment, Toronto et l’Ontario?” Ils ne sont tout simplement pas performants par habitant parce qu’ils n’ont pas les bons outils. Ils n’ont pas la bonne réglementation. Ils n’ont pas le bon leadership.»
«Commencez à prendre les choses au sérieux»
Ses commentaires surviennent un jour après que le premier ministre Mark Carney a appelé l’administration Trump à «commencer à prendre les choses au sérieux » dans les négociations.
«Et quand les Américains cesseront de faire des mèmes, d’être sarcastiques, d’essayer de se montrer durs, et qu’ils commenceront à prendre ces discussions au sérieux, on pourra en discuter», a réagi M. Carney mardi en répondant à des questions à Ottawa après trois victoires aux élections partielles la veille. «Mais ce n’est pas constructif.»

