Les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et les perturbations commerciales avec les États-Unis pèsent sur les entreprises canadiennes de fabrication d’aliments et de boissons, selon le principal prêteur à l’agriculture et à l’agroalimentaire au pays.
Financement agricole Canada (FAC) indique jeudi dans sa mise à jour économique de mi-année que les ventes du secteur canadien de la fabrication d’aliments et de boissons ont progressé de 4 % au premier semestre par rapport à la période de l’an dernier, mais que cette croissance est principalement attribuable à la hausse des prix.
Les ventes ont atteint 88,1 milliards $ pendant les six premiers mois de l’année, mais les résultats sont très différents selon les sous-secteurs, selon les services économiques de FAC.
La mouture des céréales et des oléagineux a fait un bond de 28 %, tandis que la fabrication de sucre et de confiseries a reculé de 8 %.
Selon FAC, le contexte de coûts s’est compliqué ces derniers mois. La guerre entre les États-Unis et l’Iran a rendu plus volatils les prix du carburant et du fret, ce qui est la principale cause de l’augmentation des coûts pour les fabricants d’aliments et de boissons.
Les droits de douane viennent quant à eux jouer sur les revenus et les coûts. Les distilleries sont parmi les plus touchées par les nouveaux droits de douane américains. Les contre-tarifs canadiens peuvent quant à eux impacter des produits employés dans la fabrication et la transformation alimentaire, comme les extraits de malt utilisés en boulangerie et les dérivés du lait.
«Ces pressions varient selon les sous-secteurs, mais elles montrent à quel point des événements extérieurs peuvent rapidement avoir une incidence sur les coûts d’exploitation, tout le long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire», souligne l’économiste principal de FAC, Ulrich Zombre, dans son rapport.
Il estime que la «capacité des entreprises à diversifier leurs marchés, à s’approvisionner ailleurs et à ajuster leurs prix» sera essentielle pour permettre aux entreprises agroalimentaires de conserver leurs marges de profit.
