🌐 Guerre commerciale Canada–États-Unis

Guerre commerciale: «aucune urgence» de parvenir à une entente chez l’administration Trump

La guerre commerciale entre Donald Trump et le Canada s’est intensifiée depuis que les négociations se sont soldées par un échec le mois dernier.

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Aucune urgence à conclure un accord avec le Canada, dit Greer Les États-Unis n'ont aucune urgence à conclure un accord avec le Canada, a affirmé le représentant américain au commerce, Jamieson Greer sur les ondes de CNBC vendredi.

WASHINGTON — Le responsable des affaires commerciales du président américain a déclaré vendredi qu’il ne voyait aucune nécessité urgente de conclure un accord avec le Canada, alors que les relations bilatérales continuent d’être ébranlées par l’escalade des droits de douane.

Jamieson Greer, représentant américain au commerce, a déclaré à CNBC qu’ «en réalité, le président Trump est satisfait de la situation actuelle avec le Canada» .

La guerre commerciale entre Donald Trump et le Canada s’est intensifiée depuis que les négociations se sont achevées dans l’acrimonie le mois dernier. Les deux pays se sont mutuellement accusés d’avoir apporté des modifications de dernière minute à l’accord.

Le premier ministre Mark Carney a accusé les négociateurs américains de tenter de restreindre la capacité du Canada à négocier d’autres accords commerciaux et de chercher à limiter les mesures de protection mises en place par le Canada en faveur de la langue et de la culture.

M. Greer a affirmé que l’administration Trump avait proposé au Canada le meilleur accord possible, mais qu’Ottawa avait tenté d’obtenir un allègement des droits de douane sur les poids lourds dans les dernières heures des négociations.

Quelques heures après le gel des négociations, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % sur toute une série de produits canadiens. Ottawa a riposté en instaurant ses propres droits de douane quelques semaines plus tard.

Donald Trump a réagi en signant un décret visant à interdire les importations de certains produits canadiens dans le courant du mois et a ordonné à certaines agences fédérales de retirer les produits canadiens de leurs listes d’approvisionnement.

Le président a également signé un décret visant à renommer le lac Ontario «lac Amérique».

Le Canada est également soumis à des droits de douane de 10 %, que l’administration Trump justifie par le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement. Ces droits ne s’appliquent pas aux produits conformes à l’Accord Canada-États-Unis-Mexique sur le commerce, connu sous le nom d’ACEUM.

Par ailleurs, des secteurs industriels canadiens, tels que la sidérurgie, l’aluminium, l’automobile et la menuiserie, sont durement touchés par les droits de douane sectoriels distincts imposés par le locataire de la Maison-Blanche.

M. Greer a déclaré que, malgré l’escalade des représailles entre Washington et Ottawa, les échanges commerciaux entre les deux pays restent très importants. Il a ajouté que les États-Unis continuaient de s’approvisionner auprès du Canada en pétrole, en gaz, en potasse et en produits agricoles.

Le représentant américain au commerce a aussi affirmé que les Canadiens «nous appellent de temps en temps» et que des discussions sont en cours concernant d’éventuels accords.

«Je dirais qu’il n’y a aucune urgence de notre côté», a déclaré Jamieson Greer.

Donald Trump a continué de s’en prendre au Canada dans des publications sur les réseaux sociaux cette semaine, alors que Mark Carney se rendait aux États-Unis pour la première fois depuis l’échec des négociations commerciales.

Alors que M. Carney partait pour New York afin d’assister à l’Assemblée générale des Nations unies, M. Trump a publié lundi un message indiquant qu’il envisageait de conclure un accord avec le Bélarus pour l’achat de potasse agricole plutôt que de s’approvisionner auprès du Canada.

Le président américain est ensuite revenu en partie sur ces propos, déclarant que les États-Unis continueraient à s’approvisionner auprès du Canada, mais le Bélarus souhaiterait vendre ce produit à un prix bien inférieur.»

Mercredi, le président s’en est de nouveau pris au Canada, publiant sur les réseaux sociaux que le pays était en train de «s’autodétruire» en laissant entrer des millions de personnes pratiquement sans contrôle ni vérification».

Mark Carney et Donald Trump ne se sont pas rencontrés alors que les deux dirigeants se trouvaient à New York, et aucune rencontre n’était prévue entre le premier ministre et des membres de l’administration américaine.

Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne