La guerre tarifaire avec les États-Unis est entrée dans un nouveau chapitre alors que la vente de nombreux produits canadiens est dorénavant interdite sur les tablettes américaines. Et une entreprise d’ici en a profité pour lancer un message à l’administration Trump.
Le Groupe Geloso, qui est derrière des marques connues en épicerie comme Pepito, Bulles de Nuit, ou encore la marque de bière La Bitt à Tibi, a décidé de répondre à l’interdiction des alcools canadiens aux États-Unis avec une campagne publicitaire humoristique.
Sur ses panneaux publicitaires, on peut lire la phrase «Fièrement bannie aux USA» à côté d’une de leurs bières La Bitt à Tibi.
Notons que le Groupe Geloso craint les répercussions de cette interdiction, alors que plus de 200 millions de canettes de l’entreprise traversent la frontière chaque année.
L’entreprise voulait lancer un message avec une touche d’humour.
«On veut rire à travers ce qui nous arrive parce qu’on ne se le cachera pas, nous sommes bannis aux États-Unis, c’est ce qui nous arrive, mais on est résilient, on va se replacer», a lancé Nathalie Paré, vice-présidente stratégie corporative du Groupe Geloso en entrevue avec Noovo Info.
Jeudi dernier, l’entreprise disait être dans une «course contre la montre» pour envoyer le plus de marchandises possible au sud de la frontière, mettant beaucoup de pression sur les employés.
Mardi, Mme Paré indique un «ralentissement total» dans l’usine de fabrication et la salle de préparation, où ses lignes de production destinées aux États-Unis ont été mises sur pause.
L’entreprise disait la semaine dernière être en discussion avec des fournisseurs américains qui pourraient reprendre la production de leurs marques. Une décision qui ne se prend pas sans crainte, a assuré Mme Paré.
«Tous les produits qu’on a développés à travers les années, c’est de la propriété intellectuelle, des secrets de commerce», dit-elle, soulignant que son usine emploie 538 personnes au Québec.
Geloso prévoit également développer son réseau vers le reste du Canada, mais déplore les barrières interprovinciales, qui rendent l’expansion «beaucoup plus difficile».
«On s’attend à avoir des enjeux, mais on espère que les gouvernements vont réagir face aux lois sur l’alcool interprovincial», mentionne Mme Paré.
Avec des informations de Lili Mercure pour Noovo Info


