Plusieurs propriétaires redoutent la date du 28 octobre, qui approche à grands pas. D’ici un mois, tout porte à croire que la Banque du Canada annoncera une hausse de son taux directeur.
Alors que le taux directeur n’a pas bougé depuis octobre 2025, plusieurs experts recommandent aux Québécois de se précipiter en vue de leur renouvellement hypothécaire. Pourquoi?
Selon certains analystes financiers, le taux pourrait passer de 2,25% à 2,50% d’ici la fin de l’année et grimper jusqu’à 3,25% en juin 2027.
Le planificateur financier Alexandre Leblond est catégorique à ce sujet. Le meilleur moment pour geler son taux hypothécaire afin de ne pas sursauter lors de ses paiements mensuels, c’est maintenant.
«Avec l’annonce du 28 octobre de la Banque du Canada... après plusieurs maintiens successifs, on prévoit une hausse de ce taux», a-t-il réitéré.
Plusieurs Québécois possédant une hypothèque à taux variable ont par ailleurs confié à Noovo Info craindre une sempiternelle hausse de leurs dépenses.
À voir dans la vidéo.
Une «pression» sur les propriétaires déplorée
De son côté, l’Association des propriétaires du Québec qualifie la situation de «très difficile».
«Il y a une pression de part et d’autre pour conserver les loyers abordables. Ça a une pression sur les propriétaires. C’est très difficile. Ce sont des éléments que le propriétaire va absorber. On parle de 60 000$ d’intérêts de plus par année», a souligné Annie Lapointe, porte-parole de l’Association des propriétaires du Québec.
Or, accéder à la propriété à toujours la cote, selon un récent rapport de Royal LePage. Selon les données,79% des nouveaux arrivants considèrent la propriété immobilière comme un bon investissement.
Par chance, le Canada ne connaît pas la même situation dramatique qu’aux États-Unis, où certains taux sur 30 ans ont atteint la barre symbolique des 7%; du jamais vu depuis janvier 2025, et avant cela, 2001.
D’ailleurs, une résolution du conflit en Iran et la fin de la guerre commerciale avec les États-Unis pourraient réduire l’incertitude et adoucir la hausse attendue.

