Économie

Unifor désigne GM comme prochaine entreprise dans les négociations collectives

Unifor représente plus de 4600 membres dans les sites de GM en Ontario.

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L’usine de montage GM-CAMI à Ingersoll, en Ontario, le mardi 21 octobre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Mark Spowart L’usine d’assemblage GM-CAMI à Ingersoll, en Ontario, le mardi 21 octobre 2025. (Mark Spowart)

TORONTO — Après avoir conclu un accord avec Ford, Unifor a désigné General Motors comme prochain constructeur automobile américain avec lequel mener des négociations collectives.

Le syndicat indique que les négociations avec GM débuteront le 10 août à Toronto.

Unifor représente plus de 4600 membres dans les sites de GM en Ontario, notamment l’usine de montage d’Oshawa, l’usine de montage CAMI d’Ingersoll, l’usine de moteurs de St. Catharines et le centre de distribution de Woodstock.

«GM Canada s’engage à travailler en collaboration avec nos partenaires d’Unifor afin de conclure de nouvelles conventions collectives qui soutiennent nos employés et assurent le succès à long terme de nos activités canadiennes», affirme Jennifer Wright, porte-parole de GM Canada, dans une déclaration.

«Depuis 2020, nous avons investi environ 3,3 milliards $ dans nos usines de fabrication canadiennes, ce qui a permis de développer des produits de nouvelle génération qui contribueront à garantir des milliers d’emplois au Canada pour les années à venir.»

Après Ford

Les négociations avec GM font suite à la négociation type couronnée de succès avec Ford, indique Unifor. Dans le cadre d’une négociation type, un syndicat négocie avec une entreprise afin de définir des conditions qu’il espère reproduire avec d’autres entreprises du même secteur.

Cette fin de semaine, les salariés de Ford ont approuvé une nouvelle convention collective de trois ans prévoyant des augmentations salariales annuelles de 3 %. Les salariés de Ford couverts par la convention-cadre ont voté à 74 % en faveur de l’accord, tandis que les membres de deux sections locales se sont prononcés à 97 % et 100 % en faveur de celui-ci.

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, a déclaré lundi lors d’une entrevue que l’accord conclu avec Ford constituait un précédent, avec des avancées majeures en matière d’augmentations salariales et de sécurité de l’emploi.

«J’ai confiance dans ce que nous avons négocié ici, car l’histoire nous montre que si nous traversons une période difficile, il existe toujours un moyen de s’en sortir», a indiqué Mme Payne.

«Évidemment, je n’ai pas de boule de cristal, mais nous avons fait tout ce que nous pouvions pour montrer que cette industrie automobile est extrêmement importante et que notre syndicat continuera à se battre pour elle.»

Des différences

Elle a toutefois reconnu que les différences entre Ford et les deux autres entreprises automobiles pourraient compliquer les négociations à venir. Cela tient notamment au fait que l’usine d’assemblage d’Ingersoll de General Motors et celle de Brampton de Stellantis sont toutes deux actuellement à l’arrêt, avec des milliers de salariés au chômage technique.

«La différence, c’est qu’ils ont pris des décisions différentes de celles de Ford au cours des 18 derniers mois», a souligné Mme Payne, faisant référence à la période d’incertitude commerciale à laquelle le Canada est confronté depuis l’instauration des droits de douane sur les véhicules.

«Je n’ai aucun doute sur le fait que ces négociations collectives seront elles aussi difficiles et assez frustrantes. Mais nous devons nous battre pour cette industrie ici, et c’est l’une des façons dont nous pouvons le faire.»

Unifor représente 320 000 travailleurs au Canada, notamment dans le secteur de l’assemblage automobile.

La Presse Canadienne