Économie

Une hausse de salaire un peu plus élevée que prévu pour les employés de l'État

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Quatre dirigeants du front commun intersyndical des secteurs public et parapublic: Éric Gingras, président de la CSQ, Robert Comeau, président de l'APTS, François Enault, vice-président de la CSN et Magali Picard, présidente de la FTQ. Photo prise le... Quatre dirigeants du front commun intersyndical des secteurs public et parapublic: Éric Gingras, président de la CSQ, Robert Comeau, président de l'APTS, François Enault, vice-président de la CSN et Magali Picard, présidente de la FTQ. (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)

Les employés de l’État vont bel et bien profiter d’un léger rehaussement de leur salaire, en plus des augmentations convenues, grâce à une clause qui avait été négociée par le front commun en 2023.

C’est donc une augmentation supplémentaire de 0,11 % que les employés de l’État vont toucher, en plus des augmentations déjà convenues entre les parties, ont confirmé le Conseil du trésor et le front commun­. Celui-ci était constitué de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’APTS.

L’entente sur cinq ans, conclue en décembre 2023 par le front commun, prévoit en effet ce qu’on appelle dans le milieu «une clause d’IPC», c’est-à-dire une clause de protection des salaires qui est liée à l’Indice des prix à la consommation.

Ainsi, si l’IPC devait dépasser un certain seuil, un mécanisme se déclenchait et amenait une augmentation plus élevée que prévu, un ajustement, jusqu’à un maximum de 1 % supplémentaire. Et ce pourcentage effectif a été connu lundi, lorsque Statistique Canada a publié ses données sur l’inflation.

Le calcul prévu dans l’entente du front commun est complexe, mais son application se concrétise par cette augmentation supplémentaire de 0,11 %.

Les augmentations de salaire qui avaient été convenues dans l’entente de décembre 2023 sont de 6 % le 1er avril 2023, de 2,8 % le 1er avril 2024, de 2,6 % le 1er avril 2025, de 2,5 % le 1er avril 2026 et de 3,5 % le 1er avril 2027. Ce sont les trois dernières années qui incluent cette clause de protection contre l’inflation jusqu’à concurrence de 1 %.

En entrevue, le vice-président de la CSN, François Enault, fait toutefois valoir qu’il s’agira d’un montant modeste dans les faits.

«L’objectif, pour nous, c’est de s’assurer que nos membres, à la fin de l’exercice, ils n’auront pas subi d’appauvrissement. Mais c’est clair que l’on parle de trois sous l’heure, là (sur un salaire d’environ 50 000 $). Mais ça, c’est ce qui a été négocié pour s’assurer qu’on ne recommence pas une négociation en disant ‘bien, le coût de la vie a été très élevé et on n’est pas capable... on a perdu un certain pouvoir d’achat’», résume M. Enault.

Il faudra quelque temps avant que les employés de l’État reçoivent ce montant supplémentaire, le temps de faire les ajustements nécessaires.

«L’employeur a quelques mois pour payer la rétroactivité, mais on s’est entendu minimalement sur le chiffre là. Il n’y aura pas de chicane sur le chiffre. Maintenant, on espère que le gouvernement va être capable de payer rapidement», conclut M. Enault.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste