Économie

Un économiste de la Banque du Canada croit qu'il faut revoir la formation des jeunes

Le marché du travail est particulièrement difficile pour les jeunes.

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L'édifice de la Banque du Canada, à Ottawa, photographié le mardi 28 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE L'édifice de la Banque du Canada, à Ottawa, photographié le mardi 28 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Sean Kilpatrick)

Un haut responsable de la Banque du Canada estime qu’il faut repenser nos approches en matière d’éducation et de formation, car les jeunes sont confrontés à un marché du travail en évolution.

Dans un discours prononcé à Montréal, Nicolas Vincent, sous-gouverneur externe à la Banque du Canada, a souligné que le marché du travail est particulièrement difficile pour les jeunes.

M. Vincent a précisé que, non seulement les jeunes sont surreprésentés parmi les chômeurs, mais ils constituent près du quart des chômeurs de longue durée – une proportion qui a plus que doublé depuis 2022.

Il a noté que, lorsque l’économie ralentit, le chômage a tendance à augmenter plus fortement chez les jeunes. Or, l’ampleur de la hausse actuelle du chômage chez les jeunes suggère que d’autres facteurs sont en jeu.

Les jeunes peinent à se trouver un emploi Selon Statistique Canada, le taux de chômage pour les 15 à 24 ans est à 14.3% en avril, c’est seulement 0.3% de moins que le sommet des 15 dernières années, excluant la pandémie. Derrière les chiffres, c’est une réalité que les jeunes et les organismes communautaires qui les épaulent doivent naviguer au quotidien.

M. Vincent a cité des facteurs structurels, notamment l’afflux de jeunes immigrants, l’inadéquation des compétences et la montée de l’intelligence artificielle.

Il estime que nous devons nous demander comment mieux préparer les jeunes aux nouvelles réalités du marché du travail, faciliter la reconversion rapide des personnes qui perdent leur emploi et nous interroger sur le rôle que devraient jouer les établissements d’enseignement.