La plateforme Uber est aujourd’hui bien implantée au Québec, autant comme alternative au taxi que pour la livraison de repas.
Son intégration s’est accélérée à la suite de la réforme de l’industrie du taxi en 2019, qui a mis fin aux permis traditionnels et contribué à une démocratisation du transport rémunéré.
Uber, c’est aussi Uber Eats
L’entreprise Uber Eats aurait généré 270 millions de dollars en revenus supplémentaires pour les restaurateurs québécois en 2024. Un résultat dont se félicite l’entreprise.
«Uber en 2025 au Québec, on est vraiment fiers de l’apport économique qu’on amène, et on l’amène aux quatre coins du Québec», affirme Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques au Québec chez Uber.
La plateforme de livraison joue aussi un rôle important dans la visibilité des établissements. Selon les données d’Uber, 73 % des utilisateurs déclarent que l’application leur a permis de découvrir de nouveaux restaurateurs.
«C’est une opportunité pour les restaurants d’aller chercher de nouveaux clients, de se faire voir», ajoute M. Hamel.
Pour certains analystes, Uber s’est désormais normalisée dans le paysage québécois.
«Uber fait partie du quotidien des gens, c’est une entreprise qui s’est normalisée, qui a créé son propre marché et l’économie collaborative est beaucoup mieux acceptée qu’elle l’était à l’époque»
— Victor Henriquez, collaborateur à Noovo Info en stratégies et conseils.
Du côté de l’Association Restauration Québec, on reconnaît l’apport des services de livraison, tout en le relativisant.
«Ce n’est pas faux que les services de livraison comme Uber peuvent apporter des ventes additionnelles. Ceci dit, c’est une activité complémentaire pour beaucoup de nos membres. Ça ne dépasse jamais 30 % de leurs ventes. Et pour une bonne majorité, c’est environ 10 % de leurs ventes», précise Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’association.
Voyez le reportage de Lili Mercure.
