Différentes sources auraient confié à l’agence de presse Reuters que l’équipe de Tesla aurait eu des discussions avec des fournisseurs concernant notamment le processus de fabrication et les spécifications de divers composants liés à un projet de VUS compact.
Selon Reuters, le projet de Tesla serait un nouveau modèle et non une variante des modèles actuels de Tesla (Model 3 ou Y) et il serait d’abord produit en Chine. À plus long terme, Tesla visera à étendre la production aux États-Unis et en Europe.
Tesla souhaiterait proposer ce nouveau véhicule à un prix inférieur à celui de sa berline d’entrée de gamme Model 3, dont le prix de départ est de 34 000$ en Chine et environ 37 000$ aux États-Unis.

On ignore pour le moment si le nouveau VUS de Tesla misera sur la conduite par des humains ou s’il sera conçu comme véhicule entièrement autonome. Des sources auraient toutefois confié à Reuters que les deux options pourraient aussi coexister.
Notons que Tesla fait actuellement l’objet d’une enquête des autorités américaines de régulation automobile – la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) - après que plusieurs de ses véhicules se soient percutés pendant qu’ils utilisaient leur fonction de conduite autonome.
Pas pour cette année
Comme le projet de Tesla serait à un stade précoce de développement, il n’est pas impossible qu’il ne voie jamais le jour.
Le constructeur automobile a déjà lancé des projets de développement de produit par le passé qui ont finalement été retardés ou annulés comme les concepts de «supercar» Roadster et de camion de transport de marchandises Semi.
Selon Alain McKenna, journaliste, auteur et blogueur spécialiste des sciences, des technologies et de l’automobile, l’idée de Tesla de développer un nouveau VUS en est toutefois une bonne.
«Le marché automobile mondial est désormais accro aux VUS, et le Model Y fait déjà très bien, mais il ne peut pas satisfaire l’entièreté de la demande», a-t-il expliqué dans un échange courriel avec Noovo Info.
«Le Québec est, après la Californie, le meilleur marché régional pour Tesla dans le monde. Le Québec est friand de VUS, de véhicules électriques et de véhicules plus compacts, le calcul se fait tout seul.»
— Alain McKenna, journaliste, auteur et blogueur spécialiste des sciences, des technologies et de l’automobile
Selon M. McKenna, la popularité des véhicules usagers dans le marché québécois, entre autres, joue aussi en faveur de l’idée de Tesla.
«Ces jours-ci, on voit une ruée massive des acheteurs nord-américains vers des véhicules électriques (VÉ) usagés moins coûteux (dont plein de Model Y), donc ça tombe sous le sens d’attaquer ce marché-là avec un Tesla moins cher. Ça prépare aussi Tesla à l’arrivée de véhicules électriques chinois meilleur marché, qui ont déjà pris d’assaut le reste de la planète», a-t-il commenté.
À LIRE | Voitures électriques: les exportations chinoises ont doublé en un an

Changement de cap?
Cette nouvelle survient alors qu’en janvier dernier, Tesla annonçait vouloir doubler ses dépenses d’investissement, non pas pour construire davantage de véhicules électriques, mais pour la construction de véhicules entièrement autonomes et de robots humanoïdes.
Elon Musk avait aussi déclaré que Tesla mettrait fin à la production de son VUS Model X et de ses berlines Model S et utiliserait à la place l’espace de son usine californienne pour fabriquer des robots.
C’est également en janvier dernier que Tesla perdait son titre de premier constructeur de véhicules électriques dans le monde. Le constructeur automobile a été détrôné par le chinois BYD.
Notons finalement que la Tesla Model Y figure au top 10 des véhicules à acheter en 2026 selon le Consumer Reports. Le modèle occupe la première place dans la catégorie des véhicules électriques.

