Économie

Taux fixe ou taux variable: que faire avec mon renouvellement hypothécaire en 2026?

Quelle est la meilleure décision à prendre pour économiser?

Publié le 

Taux fixe ou taux variable: que faire avec mon renouvellement hypothécaire en 2026? Une décision financière extrêmement complexe attend les propriétaires québécois en raison de l’incertitude économique actuelle: que faire en vue de son renouvellement hypothécaire?

Une décision financière extrêmement complexe attend les propriétaires québécois en raison de l’incertitude économique actuelle: que faire en vue de son renouvellement hypothécaire?

Quel est le meilleur scénario: opter pour un taux fixe ou un taux variable? Et pendant combien d’années? Les prochaines décisions de la Banque du Canada quant à la hausse du taux directeur sont imprévisibles et ne permettent pas aux propriétaires de prendre une décision éclairée.

Ces questions et ce flou inquiètent, indique un rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). On révèle qu’un emprunteur sur quatre «a eu des inquiétudes pendant son processus hypothécaire», notamment en raison des fluctuations des taux d’intérêt qui arrivent en tête des préoccupations.

En entrevue avec le Noovo.Info, une courtière hypothécaire a donc tenu à rassurer les propriétaires et à remettre les pendules à l’heure.

Un scénario idéal pour économiser?

Courtière hypothécaire chez Multi-Prêts, Cathy Vachon explique qu’il n’y a pas de solution miracle: le meilleur renouvellement hypothécaire dépend «de la tolérance au risque du client», affirme-t-elle. «Il faut faire du cas par cas avec les clients.»

Cathy Vachon entrevue (Noovo Info)

«Si on a une petite hypothèque, choisir un taux variable fera une différence de quelques dollars seulement», mentionne Mme Vachon. «Par contre, pour une hypothèque de 350 000$, une hausse de 0,25% du taux directeur représente une hausse de 50$ par mois.»

On ajoute que les propriétaires qui ont réussi à obtenir un taux fixe d’environ 2% il y a quelques années paieront plus cher pour leur résidence, mais les personnes qui ont signé à un taux élevé il y a pourraient voir leurs paiements diminuer si elles se dépêchent à sécuriser leur taux le plus rapidement possible. Donc, le meilleur renouvellement hypothécaire dépend de chaque situation hypothécaire et financière.

«On peut regarder jusqu’à un an d’avance. Et peut-être que payer la pénalité pourrait te faire bénéficier d’un rabais de taux», souligne Mme Vachon.

Une première depuis 2022

Selon la SCHL, 42% des nouveaux prêts hypothécaires accordés par les banques à charte sont maintenant à taux variable. Il s’agit d’une première depuis 2022. Et seulement 11% des emprunteurs ont choisi le terme fixe de 5 ans.

Mme Vachon tient à apporter une nuance. Pourquoi signer un renouvellement très court si ce n’est que pour économiser une poignée de dollars sans pouvoir sécuriser son taux?

«Si on veut aider les gens à avoir plus de sécurité, je trouve qu’il faudrait un taux un peu plus long. Je mets en garde les consommateurs. Est-ce que les gens veulent repenser à (renouveler son hypothèque) après deux ans seulement?»

Elle rappelle que tout dépend également des objectifs des propriétaires? Est-ce qu’on compte vendre sa propriété bientôt? Est-ce qu’on compte rester dans sa propriété pour plusieurs années? Le choix du taux peut dépendre de ces réponses.

«Je vais faire la promotion de 4 ans et 5 ans. On veut acheter la paix, mais sans fixer pour trop longtemps.»

De son côté, la SCHL rapporte que les trois grandes craintes des propriétaires sont: la hausse du coût de la vie, le risque de récession économique, et la perte d’emploi.

C’est face à ces craintes et cette incertitude économique qu’il est important «de faire affaire avec un courtier hypothécaire, qui va travailler dans notre intérêt et qui va regarder les besoins», a conclu Mme Vachon.

Rappelons que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur pour la quatrième fois consécutive à 2,25% en avril. Ses responsables ont toutefois averti que les incertitudes liées à la guerre en Iran et à l’avenir des droits de douane américains pourraient entraîner une hausse ou une baisse du taux directeur dans les mois à venir.

Le bâtiment de la Banque du Canada à Ottawa. LA PRESSE CANADIENNE Le bâtiment de la Banque du Canada à Ottawa. (The Canadian Press)