Économie

Robert K. Irving, codirecteur de J.D. Irving, est décédé des suites d'un cancer

Publié le 

Robert K. Irving, codirecteur de J.D. Irving, apparaît sur une photo distribuée non datée. LA PRESSE CANADIENNE/Photo distribuée par la famille Irving (Crédit obligatoire) Robert K. Irving, codirecteur de J.D. Irving, apparaît sur une photo distribuée non datée. (The Canadian Press/Photo distribuée par la famille Irving)

FREDERICTON — Robert Irving, figure clé du géant néo-brunswickois de l'industrie forestière et de la construction navale J.D. Irving, est décédé des suites d'un cancer. Il avait 71 ans.

Sa famille en a fait l'annonce dans un communiqué de presse, précisant qu'il était décédé mardi entouré de ses proches à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Il laisse derrière lui son épouse, quatre enfants et quatre petits-enfants.

«M. Irving s’est éteint paisiblement chez lui, entouré de son épouse des 39 dernières années, Jill, et de leurs quatre enfants, Megan, Meredith, Olivia et R.J.», a indiqué la famille dans un communiqué de presse.

«Nous sommes habités d’une immense reconnaissance pour son leadership, sa vision et son engagement indéfectible envers les valeurs, les employés et les clients de l’entreprise ainsi qu’envers nos collectivités», ajoute-t-elle.

«Il a été le cœur et l’âme» de l'entreprise «qu’il a bâtie et dirigée avec passion, résilience et détermination», témoigne également la famille.

La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a évoqué les contributions de Robert Irving qui «ont eu une incidence durable» sur la province, soulignant les emplois bien rémunérés, son soutien à des organismes communautaires et sa «promotion du Nouveau-Brunswick à titre d’endroit propice aux investissements».

«Robert était un dirigeant dévoué, et son travail a permis de façonner notre économie et nos communautés. Son héritage continuera de rayonner grâce à son entreprise et à l’incidence qu’il a eue sur de nombreuses personnes», a-t-elle réagi dans un communiqué.

Un porte-parole de la famille avait indiqué l'année dernière que M. Irving avait subi avec succès une intervention chirurgicale pour un cancer en juillet 2025 et qu'il suivait un traitement, sans toutefois préciser le type de cancer.

M. Irving est né à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 3 décembre 1954. Après avoir obtenu un diplôme en commerce à l’Université Acadia, il a implanté en 1977 les activités de J.D. Irving à Moncton, où il a vécu jusqu’à la fin de sa vie, selon sa famille.

J.D. Irving emploie environ 20 000 personnes dans divers secteurs, notamment l'agriculture, la foresterie et la construction navale.

Un passionné de hockey

M. Irving, qui était co-PDG avec son frère Jim Irving, a reçu l'Ordre du Nouveau-Brunswick en 2024, en reconnaissance de son engagement communautaire et de ses contributions à la province.

Il a également été intronisé au Temple de la renommée des affaires du Nouveau-Brunswick, au Temple canadien de la renommée agricole et au Temple de la renommée des affaires de l'Île-du-Prince-Édouard.

La famille de M. Irving a souligné qu'il était un grand amateur de hockey. En 1996, il avait racheté les Wildcats de Moncton, qui évoluent dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). Dimanche soir, l'équipe a manqué de peu un deuxième titre de champion consécutif.

Le commissaire de la LHJMQ, Mario Cecchini, s'est attristé de son décès et a décrit M. Irving comme un «pilier et un bâtisseur» au sein de la ligue.

«On peut retenir tellement de moments de sa carrière, mais ce dont je vais me souvenir, au-delà de tout, est sa passion pour les joueurs et son équipe. Il prenait un soin incroyable à les encourager et les encadrer pour rendre leur passage à Moncton mémorable», a déclaré M. Cecchini dans un communiqué.

M. Irving a également été salué pour son engagement philanthropique.

La Fondation des Amis de l'Hôpital de Moncton a indiqué que «grâce à son leadership, des millions de dollars ont été amassés pour faire progresser les soins, l’équipement et les services aux patients à l'Hôpital de Moncton».

«M. Irving avait la conviction profonde qu’il fallait redonner à la communauté qui comptait tant pour lui. Son appui s’étendait bien au-delà des soins de santé, touchant les initiatives pour les jeunes, les programmes sociaux, les sports récréatifs, les arts, les organismes de services et d’innombrables œuvres de bienfaisance», a témoigné la fondation dans un communiqué.

Les détails entourant les funérailles doivent être annoncés ultérieurement.

Eli Ridder, La Presse Canadienne