Le fabricant montréalais de simulateurs de vol CAE a trouvé un acheteur pour Flightscape, sa division de logiciels aéronautiques, et le prix offert est plus généreux que ce qu’avaient prévu les analystes financiers.
La transaction de 500 millions $ US, l’équivalent d’un peu plus de 700 millions $ CA, a été annoncée lundi avant l’ouverture des marchés. L’acquéreur est Sita, une entreprise suisse spécialisée en technologie aéronautique.
«Cette transaction est pleinement conforme à notre plan de transformation et permettra de recentrer les efforts de CAE sur nos secteurs principaux de l’aviation civile et de la défense, où nous sommes mieux positionnés pour exercer notre leadership», déclare le président et chef de la direction, Matthew Bromberg, dans un communiqué.
L’entreprise a dévoilé, en mai dernier, qu’elle cherchait un acquéreur pour Flightscape.
L’analyste de Valeurs mobilières TD, Tim James, estimait que CAE obtiendrait un prix de 360 millions $ CA pour Flightscape. «Nous voyons le prix d’achat d’un œil positif compte tenu de nos estimations de la rentabilité de ses activités», écrit-il dans une note.
M. James croit que les revenus tirés de la vente serviront au remboursement de la dette.
La clôture de la transaction est prévue au premier semestre de 2027.
Une cure minceur pour CAE
Arrivé en poste en août 2025, M. Bromberg a lancé un plan de transformation afin de réduire les dépenses de CAE et de vendre des actifs jugés non essentiels.
La société a procédé à des mises à pied au cours des derniers mois. Elle prévoit également de réduire son empreinte en fermant des établissements et en diminuant le nombre de simulateurs de vol en service.
CAE a déjà indiqué en mai dernier qu’elle souhaitait vendre des actifs qui, ensemble, représenteraient l’équivalent d’environ 8 % de ses revenus.
Flightscape, pour sa part, génère de 4 % à 5 % des revenus de CAE, ce qui laisse croire que d’autres transactions pourraient survenir «dans les prochains trimestres», croit l’analyste de la Financière Banque Nationale, Cameron Doerksen.
«Nous avions prudemment estimé que la vente de tous les actifs non essentiels pourrait générer 360 millions $ CA pour CAE, affirme-t-il dans une note. Alors, le prix de 700 millions $ CA pour la vente de Flightscape, uniquement, est un dénouement positif.»
M. Doerksen souligne que des vents contraires continuent de souffler sur le secteur de l’aviation civile et que le plan de transformation pourrait avoir un impact négatif à court terme sur les résultats de la société.
À plus long terme, l’analyste croit que les fondamentaux sont favorables pour la formation de pilotes et que les dépenses mondiales en défense sont appelées à croître au cours des prochaines années.
«Nous anticipons une forte croissance et une amélioration des marges, qui viendront soutenir la croissance des bénéfices pour un certain temps», avance l’analyste.
L’action de CAE a gagné 1,60 $, ou 4,57 %, à 36,60 $, à la fermeture de la séance à la Bourse de Toronto.

