Après avoir congédié 1600 travailleurs vendredi dernier, Nemaska Lithium s’est départie d’une vingtaine de sous-traitants qui occupaient des postes de bureau ce jeudi, a appris Noovo Info.
La compagnie explique ce choix par les ralentissements du projet pour l’année 2026, entraînant des conséquences sur ses besoins en matière de ressources humaines.
Au moment où Québec vient d’annoncer un investissement final de 275 millions de dollars, au mois de février dernier, l’entreprise considère que des ajustements sont nécessaires afin de mettre le projet sur une voie plus solide.
«Ce ralentissement a des impacts sur nos besoins en effectifs et après analyse, c’est avec regret que nous avons dû couper une vingtaine de postes du côté de Nemaska Lithium», a partagé Kate Monfette, cheffe des communications, Nemaska Lithium
De son côté, Donald Martel, ministre de l’Agriculture et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, dit avoir eu des discussions avec les dirigeants de Rio Tinto qui lui assurent que le projet va toujours de l’avant.
«C’est normal que dans des projets de cette envergure-là, à un moment donné, il y a un temps d’arrêt pour s’assurer de faire la gestion la plus efficace», a-t-il souligné.

Le ministre Martel se dit optimiste pour la suite du projet Nemaska Lithium. Il insiste également sur le fait que, malgré un ralentissement de la filière batterie, la situation socio-économique mondiale pourrait amener la population à délaisser les voitures à essence.
«Un jour, les autos vont être électriques et, ici, on est chanceux d’avoir une base pour construire ces fameuses batteries-là», a exprimé le ministre.
Les travailleurs de Nemaska Lithium rencontrés par Noovo Info craignent d’autres coupes qui pourraient survenir dans les prochaines semaines.


