Économie

Louer sa voiture pour «joindre les deux bouts»? La réalité de plusieurs Québécois, selon Turo

La plateforme de réservation d’autos de particuliers dénote une augmentation des demandes cet été.

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Saint-Denis Street is losing its car-free status this summer Des voitures en circulation sur la rue Saint-Denis, à Montréal. (CTV News / Archives)

«Les Québécois ont du mal à joindre les deux bouts», si bien que de plus en plus d’entre eux profiteraient de la saison des festivals pour leur véhicule en location afin de toucher un revenu supplémentaire.

C’est du moins ce que constate Turo dans la région du Grand Montréal.

Dans un rapport dévoilé mardi, la plateforme de location de véhicules annonce que les réservations de voitures de location pour quatre grands événements estivaux de la province – le Grand Prix du Canada, Osheaga, le Festival de jazz de Montréal et la Saint-Jean-Baptiste – ont augmenté de 19% en 2026 par rapport à l’an dernier.

C’est d’ailleurs lors des célébrations de la Fête nationale que Turo prévoit qu’il s’agira de «l’une des périodes les plus achalandées de l’été au Québec en matière de location de voitures».

Pour la région métropolitaine de Montréal, on indique que les réservations en vue du 19 au 29 juin ont explosé de 28% par rapport à l’année dernière.

Le nombre d’annonces publiées à Montréal a également augmenté de 22% d’une année à l’autre, preuve que davantage de Québécois cherchent à louer leur voiture.

Par voie de communiqué, Turo Canada fait la promotion de son service et assure aux Québécois qu’il s’agit d’une manière efficace d’arrondir ses fins de mois en gagnant «des centaines de dollars».

Car-Sharing Companies Offer A Less Germ-Infested Route Forward (Gabby Jones/Bloomberg)

«Les hôtes montréalais ont gagné près de 2 millions de dollars au total grâce aux quatre plus grands événements estivaux du Québec. […] En 2025, les hôtes Turo de la région métropolitaine de Montréal ont gagné près de 400 000 dollars au total pendant la période de la fête de la Saint-Jean-Baptiste», mentionne l’entreprise de location.

«Qu’il s’agisse des courses, de l’essence ou des loyers, les coûts ont grimpé et ne baissent pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous constatons un afflux croissant d’hôtes Turo qui rejoignent notre plateforme avant le 24 juin», a affirmé Bassem El Rahimy, vice-président de Turo Canada.