Économie

L'Ontario demande au Québec de renoncer à ses objectifs sur les véhicules électriques

Dans des lettres envoyées mercredi aux premiers ministres, il affirme que le secteur automobile de l’Ontario est l’un des moteurs économiques du pays, employant près de 100 000 personnes.

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Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'adresse aux médias à Toronto, le 2 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'adresse aux médias à Toronto, le 2 mars 2026. (Chris Young/La Presse canadienne)

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a demandé à ses homologues du Québec et de la Colombie-Britannique de revoir à la baisse leurs objectifs de vente de véhicules électriques, affirmant que ceux-ci nuisent à la compétitivité du pays.

À l’automne, ces deux provinces ont revu à la baisse ou abandonné leurs objectifs visant à ce que toutes les ventes de véhicules neufs soient carboneutres d’ici 2035, mais M. Ford estime qu’elles devraient aller plus loin.

Dans des lettres envoyées mercredi aux premiers ministres, il affirme que le secteur automobile de l’Ontario est l’un des moteurs économiques du pays, employant près de 100 000 personnes, et que les mesures prises aux États-Unis pour revenir sur les politiques en matière de véhicules électriques ont un impact sur le marché canadien.

«Dans ce contexte, le maintien d’obligations en matière de ventes de véhicules électriques dans certaines juridictions canadiennes seulement, actuellement le Québec et la Colombie-Britannique, crée un marché fragmenté qui n’est pas compétitif et qui risque de pousser les investissements, les emplois et la production hors du Canada vers les États-Unis», a écrit M. Ford.

M. Ford a soutenu que, pendant que les États-Unis reviennent sur leurs politiques en matière de véhicules électriques, le fait que certaines provinces canadiennes maintiennent des objectifs de vente et des obligations crée un environnement fragmenté qui nuit à la compétitivité et repousse les investissements et la production hors du pays.

Lors d’une conférence de presse sans rapport avec ce sujet qui s’est tenue mercredi, M. Ford a soutenu que l’adoption de telles règles en matière d’émissions à l’heure actuelle ne cadrait pas avec une approche «Équipe Canada» pour faire face aux effets des droits de douane imposés par le président américain.

«Ne vous méprenez pas, mes amis, je suis tout à fait pour l’environnement, mais si nous continuons avec ces GES, ces gaz à effet de serre et tout le reste, alors que notre voisin du sud (...) supprime tout cela, comment peut-on rivaliser?» a fait valoir M. Ford à Kenilworth, en Ontario.

«Tout ce que je demande, c’est qu’ils suppriment toutes leurs exigences environnementales sur les voitures, et qu’on commence à aller de l’avant.»

Le Québec s’est fixé pour objectif que 90 % des ventes de véhicules neufs soient hybrides ou électriques d’ici 2035, tandis que la Colombie-Britannique a abandonné son objectif tout en promettant de présenter un projet de loi cette année pour en fixer de nouveaux.

Plus tôt cette année, le gouvernement fédéral a mis fin à son objectif sur les ventes de véhicules électriques, valorisant plutôt des normes d’émissions plus strictes pour le secteur automobile.

Allison Jones

Allison Jones

Journaliste