La forte augmentation du coût du café représente une part importante du taux d’inflation annuel des produits alimentaires dans tout le pays. Pour Stephanie Presta, cette hausse des prix constitue un défi supplémentaire.
Mme Presta se décrit comme une passionnée de café. Elle dirige MTL Latte Heart, une entreprise à domicile qui combine désormais sa passion pour le café et la pâtisserie. Elle explique avoir commencé par vendre des sachets de café torréfié à Montréal.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Ma passion pour le café m’a amenée à créer des biscuits», a-t-elle expliqué. «J’ajoute du café à mes biscuits, ce qui en rehausse vraiment la saveur.»
Mais aujourd’hui, cette recette entraîne des coûts plus élevés. Les derniers chiffres de l’inflation publiés par Statistique Canada montrent que le prix du café a augmenté de 30 % d’une année sur l’autre.
Selon l’économiste Colin Mang, plusieurs facteurs sont à l’origine de cette hausse.
«La variabilité des conditions météorologiques et la baisse des rendements entraînent une diminution de la production de grains de café et une augmentation de la demande mondiale», a-t-il précisé. «Cela fait grimper les prix.»
Une situation similaire s’est produite pour les prix du bœuf, qui ont augmenté de 16% selon Statistique Canada. M. Mang explique que les problèmes ont commencé il y a plusieurs années, après qu’une sécheresse dans les Prairies a entraîné une augmentation des prix des aliments pour bétail, ce qui a poussé les agriculteurs à vendre davantage de leurs bovins.
«Nous nous retrouvons donc avec le plus petit cheptel bovin canadien depuis 1989», a-t-il rapporté. «Le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est qu’il n’y a tout simplement pas assez de bétail. Et cela fait grimper les prix du bœuf.»
La hausse des prix du café et du bœuf a largement contribué à l’augmentation annuelle de 5% du prix des produits alimentaires. Si ce taux d’inflation continue de peser sur les consommateurs, certains économistes voient des signes positifs dans le rapport global.
«Si l’on exclut le bœuf et certains effets secondaires sur les protéines, ainsi que le café et quelques autres produits qui ont subi des conditions météorologiques extrêmes, les perspectives sont relativement optimistes pour les prix des denrées alimentaires à l’avenir», a rapporté Mike von Massow, professeur à l’Université de Guelph.
Pour Mme Presta, le soulagement apporté par la baisse des prix pourrait signifier que les investissements dans ses passions valent bien tous les efforts qu’elle a consacrés à son entreprise. Elle affirme que ses biscuits se vendent comme des petits pains, puisqu’elle a cuit et vendu 600 boîtes de six biscuits chacune pendant la période des fêtes.
«Les coûts élevés ont certainement un impact sur mon entreprise», a-t-elle dit. «Je ne veux pas m’agrandir et acquérir un espace physique pour exercer mon activité. Cela augmenterait encore plus les coûts, ce qui signifierait une augmentation du prix des biscuits ou du montant que je récupère à la fin de la journée.»
Et avec la hausse du prix des sorties au restaurant, il est de plus en plus difficile de trouver des friandises à un prix abordable.

