Dans la région du Grand Montréal, le marché immobilier résidentiel évolue. On observe une baisse des ventes malgré une offre plus abondante, ce qui conduit de nombreux agents immobiliers à estimer que le marché est en train de basculer en faveur des acheteurs.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Lorsque le choix est vaste sur le marché et que celui-ci est atone, c’est le moment idéal pour acheter un bien immobilier», a indiqué Marc Lefrançois, agent immobilier chez Royal LePage.
L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a publié ses données pour le mois de septembre. Selon son rapport, dans la région du Grand Montréal, les ventes ont continué de ralentir, enregistrant une baisse de 12 % en glissement annuel. Le rapport mentionne également une augmentation de l’offre pour le 14e mois consécutif, les niveaux de stocks étant supérieurs de 18 % à la moyenne sur dix ans, ce qui fait baisser les prix.
M. Lefrançois explique que le marché des appartements en copropriété ralentit sur l’ensemble de l’île en raison d’une offre excédentaire et d’une baisse du nombre de constructions.
«La plupart des maisons individuelles sont stables actuellement ; leurs prix continuent de progresser légèrement, mais le marché des appartements en copropriété est en baisse. Quiconque a acheté un appartement en copropriété au cours des deux ou trois dernières années, en particulier au centre-ville, se retrouve actuellement un peu perdant», a-t-il affirmé à CTV News.

D’une manière générale, il dit que les biens restent plus longtemps sur le marché.
«Si votre prix n’est pas parfaitement adapté au marché actuel par rapport aux biens comparables, il est difficile de trouver un acheteur», a-t-il soutenu.
L’agent immobilier estime que c’est une excellente occasion pour les primo-accédants d’acheter un logement, car ils disposent d’un large choix et ont la possibilité de négocier, ce qui, selon lui, n’était plus le cas depuis des années.
«À l’heure actuelle, comme les vendeurs ont plus de mal à trouver un acquéreur, ils acceptent des conditions qui favorisent les acheteurs ou qui sont, à tout le moins, plus avantageuses pour ces derniers.»
— Marc Lefrançois, agent immobilier chez Royal LePage
Il souligne qu’il existe un certain nombre de facteurs de risque, notamment la guerre commerciale en cours avec les États-Unis, l’inflation et le nouveau gouvernement provincial. Si l’un de ces éléments venait à entrer en jeu, cela pourrait, selon lui, ralentir encore davantage le marché et en faire véritablement un marché favorable aux acheteurs.

