Les ventes de propriétés résidentielles dans la région de Montréal ont reculé de 10 % en juillet par rapport au même mois de l’année précédente, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) faisant état d’un ralentissement du marché.
Quelque 3338 biens immobiliers ont changé de mains le mois dernier, contre 3709 en juillet 2025. Le nombre de ventes a particulièrement baissé pour les copropriétés et les plex.
Pour l’économiste-experte à l’APCIQ, Hélène Bégin, le contexte économique fragile et le changement de cap de la démographie expliquent ce ralentissement des ventes immobilières. Les règles plus strictes relatives à l’immigration entraînent une baisse de la population dans le Grand Montréal, rappelle-t-elle.
Le prix médian des propriétés a quant à lui augmenté dans toutes les catégories. Le prix médian d’un plex a atteint 865 000 $ en juillet, une hausse de 6 % comparativement à l’an dernier. Le prix médian d’une unifamiliale s’est chiffré 650 000 $ et celui d’une copropriété à 431 500 $.
Les nouvelles inscriptions ont grimpé de 4 % par rapport à il y a un an pour atteindre 5260.
Le nombre total d’inscriptions en vigueur a été de 19 790, soit une hausse de 17 %.
Dans la région de Québec, les ventes de propriétés résidentielles ont également ralenti, mais dans une proportion moindre. Elles se sont établies à 709 en juillet, contre 741 au même mois l’an dernier, soit une baisse de 4 %.
Les inscriptions ont par contre elles aussi fait un bond le mois dernier, passant de 1608 à 1993. Mme Bégin observe d’ailleurs que l’offre de propriétés disponibles s’est accélérée depuis le printemps.
Elle note également que la surenchère s’apaise dans la région de Québec. Le prix médian des maisons unifamiliales a grimpé de 1 % en juillet par rapport à l’an dernier pour s’établir à 460 000 $.
