Économie

Les ventes immobilières mensuelles reculent de près de 7 %

Quelque 4623 propriétés résidentielles ont changé de mains au cours du mois dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, contre 4962 en mai 2025.

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Une pancarte immobilière indique qu’une maison a été vendue, à Montréal, le lundi 15 mai 2023. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Une pancarte immobilière indique qu’une maison a été vendue, à Montréal, le lundi 15 mai 2023. LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

MONTRÉAL — Les ventes de logements dans la région de Montréal ont reculé de 6,8 % en mai par rapport à la même période l’année dernière, alors que l’association immobilière provinciale indique que les prix médians ont continué de grimper.

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) précise que 4623 propriétés résidentielles ont changé de mains au cours du mois dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, contre 4962 en mai 2025.

Toutes les catégories de propriétés ont enregistré une baisse des ventes, mais les niveaux sont restés conformes à la moyenne des dix dernières années, selon l’APCIQ.

L’activité immobilière est affectée par la détérioration du marché du travail et un changement dans les tendances démographiques «depuis plusieurs mois», explique Charles Brant, directeur du service d’analyse de marché à l’APCIQ.

Il souligne la forte hausse du taux de chômage dans la région depuis le début de l’année — passant de 6,3 % en janvier à 7,7 % en avril —, soit le niveau le plus élevé depuis l’été 2016, hors période de pandémie.

«Cela a probablement contribué à une plus grande prudence des acheteurs», indique M. Brant dans un communiqué de presse.

Il ajoute que la croissance démographique de Montréal a récemment ralenti en raison des restrictions liées à l’immigration, ce qui a également entraîné un ralentissement de la demande immobilière.

«Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le marché de la revente de la RMR de Montréal émette quelques signaux de ralentissement, surtout que l’abordabilité demeure un enjeu supplémentaire», complète Hélène Bégin, économiste experte à l’APCIQ.

«Moins de propriétés sont vendues malgré l’offre plus abondante qu’il y a quelques mois dans tous les segments de marché. L’inventaire de copropriétés disponibles augmente à un rythme particulièrement rapide, notamment sur l’île, la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal, relâchant ainsi la pression sur les prix.»

Les prix des résidences ont augmenté d’une année sur l’autre dans toutes les catégories au cours du mois, avec en tête une hausse de 6,1 % du prix médian d’un plex, qui s’établit à 875 000 $.

Le prix médian d’une maison unifamiliale a grimpé de 3,2 % d’une année à l’autre pour atteindre 645 000 $ en mai, tandis que le prix médian d’une copropriété a légèrement progressé de 0,6 % pour s’établir à 430 000 $.

Les nouvelles inscriptions en mai ont totalisé 7564, en hausse de 1,5 % par rapport à l’année précédente, tandis que le stock total s’est accru de 13,7 % pour atteindre 21 073 unités à vendre.

Cela marque le dixième mois consécutif de hausse de l’offre totale, le nombre d’annonces actives étant légèrement supérieur à la moyenne sur dix ans.

La Presse Canadienne