Les ventes de propriétés résidentielles ont continué de baisser au Québec, constate l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui estime que le marché immobilier poursuit sa «période d’ajustement» commencé au début de l’année.
Dans un communiqué publié mercredi, l’APCIQ note que l’inventaire insuffisant de propriétés en vente les années précédentes continue de peser sur le marché.
«En dépit de l’offre plus importante, le chemin vers un marché résidentiel globalement plus équilibré est loin d’être complété au Québec, et ce, même si la période de transition se poursuit dans la plupart des régions de la province», affirme Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, dans le communiqué.
Dans ses statistiques mensuelles publiées le 2 octobre, l’APCIQ dévoilait que les ventes de propriétés résidentielles ont reculé de 12 % dans la région métropolitaine de Montréal en septembre par rapport au même mois de l’an dernier.
Ainsi, 3082 propriétés ont changé de mains en septembre, comparativement à 3486 il y a un an.
Cette baisse concerne les ventes de toutes les catégories de propriétés dans la région de Montréal. Les plex ont accusé le plus fort repli, de 16 %, tandis qu’il s’est vendu 14 % moins de copropriétés et 9 % moins d’unifamiliales.
Les inscriptions en vigueur ont pour leur part augmenté d’environ 20 % dans toutes les catégories; 21 793 propriétés sont en vente, contre 18 173 l’an dernier.
Baisse de l’abordabilité
Le prix médian est resté stable en septembre, par rapport au même mois de l’année précédente. Il se chiffre à 635 000 $ pour une unifamiliale, 430 000 $ pour une copropriété et 861 000 $ pour un plex.
Si les prix médians ont poursuivi leur hausse de manière modérée dans les derniers mois, l’abordabilité continue de se détériorer, notamment en raison du contexte économique et géopolitique incertain, selon l’APCIQ.
«Au Québec, la demande diminue, mais c’est insuffisant pour entraîner une baisse généralisée des prix, puisque, dans la plupart des marchés, l’offre ne fait qu’effectuer un retour graduel vers la normale après des années de flagrante pénurie de propriétés à vendre», souligne Camille Laberge, directrice adjointe de l’analyse de marché à l’APCIQ, dans le communiqué publié mercredi.
Elle ajoute que les taux hypothécaires fixes, qui ont connu une hausse au printemps et au début de l’automne, contribuent à la détérioration de l’abordabilité.
Au Québec
L’ensemble de la province suit la tendance de Montréal, alors que les ventes totales de propriétés se sont chiffrées à 7045 en septembre, soit un recul de 7 % en septembre comparativement à l’an dernier.
Dans la région métropolitaine de la ville de Québec, les ventes ont retraité de 5 % le mois dernier, pour totaliser 776 propriétés ayant changé de mains.
Les nouvelles inscriptions sont en hausse de 21 % dans la région de la Capitale-Nationale, tandis que le prix médian des propriétés a également augmenté. Le prix d’une unifamiliale est passé de 453 500 $ en septembre 2025 à 475 000 $ cette année.
