Économie

Les taux d’inflation alimentaire varient selon les régions, selon de nouvelles données

Des provinces comme la Nouvelle-Écosse connaissent un taux d’inflation alimentaire plus bas comparativement à d’autres provinces.

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Groceries Un client achète de la viande au supermarché T&T situé dans le centre commercial Fairview Mall de Toronto, le vendredi 28 novembre 2024. Chris Young/La Presse canadienne

Les nouveaux chiffres de Statistique Canada montrent que les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 3,4 % à l’échelle nationale dans les dix provinces et les trois territoires par rapport à l’année précédente.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Jean Marc Leblanc, père de quatre enfants et consommateur assidu, a remarqué que la «réduflation» fait désormais partie de ses habitudes d’achat.

D’après ses propres estimations, M. Leblanc a indiqué: «Je dépense six dollars pour cela, alors que la quantité a peut-être diminué de 33 %.»

M. Leblanc a été surpris d’apprendre que sa province natale, la Nouvelle-Écosse, affichait le taux le plus bas, à 2,7 %.

«J’ai du mal à le croire», a soutenu M. Leblanc. «J’ai remarqué une augmentation constante.»

Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et chercheur en distribution alimentaire, a expliqué que la baisse des prix de l’essence avait apporté un certain soutien financier aux régions éloignées comme la Nouvelle-Écosse, en réduisant le coût du transport des marchandises.

«Je dirais que l’énergie n’a pas été un problème au cours des deux dernières années», a déclaré M. Charlebois, qui a ajouté que les réductions d’impôts fédérales et provinciales, ainsi que l’exonération de la TPS, avaient également eu une influence sur les taux d’inflation alimentaire, selon les provinces.

«Notre réduction en Nouvelle-Écosse était de 14 %, au Nouveau-Brunswick, elle était de 15 %, tout comme en Ontario, mais dans certaines provinces, elle n’était que de 5 %.»

—  -Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie

Selon M. Charlebois, le plus grand défi pour des régions comme le Canada atlantique à l’avenir réside dans les barrières commerciales interprovinciales qui ont un impact direct sur le coût du transport des denrées alimentaires.

«Parce qu’il n’est pas vraiment possible d’agrandir certaines des entreprises que nous avons ici, et qu’il n’est pas vraiment envisageable d’aller au Québec ou en Ontario pour s’approvisionner en denrées alimentaires auprès d’établissements agréés par la province», a indiqué le professeur.

Le rapport de Statistique Canada a également montré que le coût des raisins, des baies, du café et du bœuf haché augmente chaque mois dans toutes les provinces, ce qui rend le consommateur Mike Fifield sceptique lorsqu’il s’agit de recevoir de bonnes nouvelles concernant l’inflation.

«Peut-on encore croire quoi que ce soit de nos jours ?», s’interroge-t-il.

Il s’attend à ce que les prix des denrées alimentaires continuent d’augmenter et compte bien rester un consommateur prudent, à l’affût des meilleures affaires.

Hausse des prix des denrées alimentaires au Canada (mai 2024 - mai 2025)

  1. Nouveau-Brunswick : 3,7 %
  2. Terre-Neuve-et-Labrador : 3,6 %
  3. Ontario : 3,6 %
  4. Saskatchewan : 3,5 %
  5. Île-du-Prince-Édouard : 3,4 %
  6. Alberta : 3,3 %
  7. Colombie-Britannique : 3,2 %
  8. Québec : 3,1 %
  9. Manitoba : 3,0 %
  10. Nouvelle-Écosse : 2,7 %