Économie

Les Québécois dépensent beaucoup plus que le reste des Canadiens pour la Saint-Valentin

Préparez-vous à faire la file.

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Les Québécois dépensent beaucoup plus que le reste des Canadiens pour la Saint-Valentin. Les Québécois dépensent beaucoup plus que le reste des Canadiens pour la Saint-Valentin. (Banque d'images Envato)

Si vous prévoyez acheter un bouquet de fleurs vendredi au Québec, préparez-vous à faire la file et à trouver les magasins en rupture de stock.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Les Québécois dépensent beaucoup plus pour la Saint-Valentin que les habitants des autres provinces canadiennes.

Un rapport du fournisseur de services commerciaux Moneris a révélé que les dépenses consacrées à cette journée annuelle dédiée au chocolat, aux fleurs et aux repas au restaurant ont augmenté de 64% le 14 février dernier au Québec.

Ce chiffre est supérieur de 18% à la moyenne nationale (46%) et de 9% à celui de la province suivante, la Saskatchewan.

Les romantiques de la Colombie-Britannique ont été ceux qui ont le moins augmenté leurs dépenses, avec une hausse de 26 % ce vendredi-là en 2025 par rapport au vendredi de la semaine précédente.

«Ce que nous savons, c’est que la Saint-Valentin est sans aucun doute une occasion de dépenser», a expliqué Sean McCormick, vice-président du développement commercial chez Moneris. «Cette fête commerciale est en quelque sorte son surnom, mais elle incite sans aucun doute les Canadiens à dépenser de l’argent.»

Moneris suit les dépenses des consommateurs dans les restaurants, chez les fleuristes et pour les cadeaux en général à l’approche de cette journée, et compare ces données à celles de la semaine précédente.

«Vu sous cet angle, les dépenses sont considérables. Elles sont comparables à celles du Black Friday ou du Boxing Day pendant les fêtes de fin d’année au Canada», a avancé M. McCormick.

Cette frénésie de dépenses optimiste se produit chaque année, même si d’autres enquêtes révèlent que beaucoup s’inquiètent du coût des rendez-vous galants.

L’indice BMO Real Financial Progress a révélé que près de la moitié des Canadiens célibataires (49%) ne pensent pas que les rendez-vous galants en valent la peine financièrement.

En moyenne, selon l’indice, les Canadiens dépensent 174 dollars pour se préparer, se rendre au rendez-vous et y passer la soirée, ce qui peut inclure les billets, la nourriture, les boissons ou d’autres dépenses.

Un tiers (33%) des célibataires modifient ou ajustent leurs projets de rendez-vous pour des raisons financières, et près d’un quart (24%) ont annulé un rendez-vous pour économiser de l’argent.

Les Québécois aiment dépenser pour l’amour... et les fleurs

Nulle part ailleurs au pays ces dépenses ne sont aussi importantes que dans la Belle Province.

«Le Québec adore la Saint-Valentin, avec une augmentation de 64% des dépenses totales par rapport au même jour une semaine auparavant. C’est phénoménal», a lâché M. McCormick.

Les Québécois aiment particulièrement dépenser pour des fleurs.

L’augmentation des dépenses au Québec chez les fleuristes à l’approche de la Saint-Valentin est de 567%.

De manière poétique, les habitants de la province de l’Alberta, surnommée Wild Rose, aiment également dépenser dans les magasins de fleurs, avec une augmentation de 522%, selon Moneris.

La Colombie-Britannique (350 %), le Canada atlantique (311 %) et l’Ontario (221 %) affichent la plus faible augmentation des dépenses chez les fleuristes au cours des premières semaines de février.

«Je trouve les variations régionales intéressantes», a ajouté Sean McCormick. «À Toronto, on vend deux fois plus de roses, tandis qu’à Montréal, on en vend cinq fois et demie plus. Je ne sais pas ce que cela révèle sur la différence entre les habitants de Toronto et ceux de Montréal, mais je vous laisse remplir les blancs.»

Selon les données de Moneris, les romantiques québécois semblent prêts à dépenser de plus en plus en février.

En 2025, les dépenses pour la Saint-Valentin ont augmenté de 26%, et dans les restaurants, les clients ont dépensé plus d’un quart de plus (27%) qu’en 2024.

Ces chiffres étaient à nouveau supérieurs à la moyenne canadienne de 20% pour les dépenses totales et de 21% pour les restaurants.