Alors que la dernière vague de renouvellements de prêts hypothécaires contractés pendant la période des taux d’intérêt extrêmement bas touche à sa fin, un nouveau sondage suggère que la plupart des propriétaires ont réussi à faire face à la hausse des coûts d’emprunt.
Un rapport de Royal LePage indique que les taux de défaut de paiement des prêts hypothécaires au Canada restent remarquablement bas par rapport à ceux d’autres pays développés, même si certains ménages se sentent mis à rude épreuve par la hausse de leurs mensualités.
L’enquête indique que 38 % des Canadiens s’attendent à une hausse de leur prêt hypothécaire lors du renouvellement, ce qui représente une baisse par rapport au début de l’année 2025, où 57 % des propriétaires devant renouveler leur prêt s’attendaient à une augmentation de leurs mensualités.
Parmi ceux qui anticipent une hausse de leurs mensualités, 76 % ont déclaré que cela mettrait leur budget familial à rude épreuve et plus de la moitié ont indiqué qu’ils réduiraient leurs dépenses discrétionnaires pour joindre les deux bouts.
Cependant, près des trois quarts des personnes dont le renouvellement approche ont dit qu’elles ne changeraient pas leur mode de vie.
Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage, explique que si de nombreux propriétaires s’inquiètent à l’idée de renouveler leur prêt à des taux plus élevés, dans la pratique, les familles ont jusqu’à présent réussi à gérer la transition vers des mensualités plus élevées.
La crise généralisée des défauts de paiement que beaucoup redoutaient ne s’est tout simplement pas concrétisée, ajoute M. Soper.
Quelque 8 % des personnes interrogées ont prolongé leur durée d’amortissement, tandis que 6 % ont déclaré avoir manqué ou reporté un paiement hypothécaire au moins une fois au cours de leur période de prêt actuelle. Parmi celles ayant manqué un paiement, 19 % ont indiqué que leur prêt hypothécaire présentait un retard de paiement de 90 jours ou plus.
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 % depuis octobre 2025, un niveau supérieur à son taux ultra-bas de 0,25 % pendant la pandémie, mais inférieur au seuil de 5 % atteint en 2023.
Ce sondage a été réalisé par Burson, à l’aide du panel en ligne Léger Opinion. Interrogés entre le 20 juillet et le 6 août, 1127 Canadiens ont participé à cette enquête.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien précise qu’une marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.
