Le bénéfice net d’Hydro-Québec a reculé de 23 % au deuxième trimestre, tandis que la société d’État doit composer avec des réservoirs moins remplis et une augmentation des coûts de sa dette.
Hydro-Québec a enregistré un bénéfice net de 170 millions $, en baisse de 51 millions $ par rapport à l’an dernier, selon les résultats dévoilés vendredi.
Le temps sec des trois dernières années exerce une pression sur sa production. Elle doit ainsi faire «une gestion prudente» de ses réservoirs
«Dans un contexte de faible hydraulicité, nous avons poursuivi la reconstitution de nos stocks énergétiques, ce qui nous a amenés à réduire les ventes à court terme sur les marchés hors Québec», a expliqué le chef des finances, Maxime Aucoin, dans un communiqué.
M. Aucoin participe généralement à une conférence de presse pour présenter les résultats trimestriels. L’événement n’a pas lieu cette fois-ci en raison «du devoir de réserve» de la société d’État en période électorale.
Au cours des mois d’avril, mai et juin, la société d’État a dépensé 229 millions $ de plus pour acheter de l’électricité pour un total de 1,05 milliard $.
Hydro-Québec paie également plus d’intérêts sur sa dette, alors qu’elle doit emprunter pour financer son plan d’investissements massifs visant à augmenter la production, améliorer la fiabilité du réseau et encourager des mesures d’efficacité énergétique.
La société d’État a payé 732 millions $ en intérêt sur sa dette à long terme, comparativement à 687 millions $ à la même période l’an dernier.
Ses investissements se sont chiffrés à 1,87 milliard $ au deuxième trimestre, une légère baisse par rapport aux 1,89 milliard $ de l’an dernier.
Les ventes d’Hydro-Québec ont atteint 3,79 milliards $ au deuxième trimestre, en hausse par rapport à 3,49 milliards $.

