Économie

Les droits de douane américains devraient passer à 15 % cette semaine

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Secretary of the Treasury Scott Bessent speaks during an interview following President Donald Trump's State of the Union address to a joint session of Congress in the House chamber at the U.S. Capitol in Washington, Tuesday, Feb. 24, 2026. (AP Photo/... Le secrétaire au Trésor Scott Bessent s'exprime lors d'une interview après le discours sur l'état de l'Union prononcé par le président Donald Trump devant une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants au Capitole à Washington, mardi 24 février 2026. (AP Photo/Rod Lamkey, Jr.) (Rod Lamkey)

Les droits de douane imposés aux produits entrant aux États-Unis devraient passer «à un moment cette semaine» à 15 %, a annoncé mercredi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, lors d’une interview accordée à CNBC.

«C’est vraisemblablement à un moment cette semaine», a répondu M. Bessent, interrogé à ce sujet, ajoutant espérer que «les droits de douane reviendront à leur taux précédent d’ici cinq mois».

Dans la foulée de l’annulation par la Cour suprême d’une large part des droits de douane qu’il avait instaurés depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a réinstauré une surtaxe douanière de 10 %, qui n’est cependant valable que 150 jours, avant de nécessiter un vote du Congrès pour être pérennisée.

Une Cour d’appel avait estimé en août qu’une partie des droits de douane imposés par Donald Trump étaient illégaux, un avis suivi en février par la haute juridiction, qui a jugé que le président américain avait outrepassé ses prérogatives en imposant des droits de douane généralisés à divers pays.

Cette décision ne concerne pas les droits de douane sectoriels imposés par M. Trump, notamment sur l’acier et l’automobile.

En réaction, Donald Trump a déjà invoqué un autre fondement juridique pour instaurer un nouveau droit de douane de 10 % sur les importations aux États-Unis. Dès le lendemain, il annonçait son intention de le passer à 15 %, mais cela ne s’est pas encore concrétisé.

Le président s’en est pris à plusieurs reprises à la décision de la Cour suprême, affirmant qu’elle permettrait aux pays et aux entreprises étrangères de continuer à «dépouiller» les États-Unis.