Économie

Les contre-tarifs vont moins affecter les Canadiens que la dernière fois, selon un expert

Toutefois, il conseille à la population de faire des réserves de certains articles américains avant la date limite.

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Les contre-tarifs qui vont être imposés sur les produits américains vont moins toucher les Canadiens que la dernière fois, selon un expert.

Coling Mang, économiste à l’université McMaster, a déclaré vendredi à l’émission CTV Your Morning que le gouvernement fédéral s’était montré plus prudent cette fois-ci dans le choix des produits américains soumis à des droits de douane.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Le 22 août, le premier ministre Mark Carney a annoncé des droits de douane de rétorsion équivalents sur environ 700 produits importés des États-Unis, pour une valeur de 27,6 milliards de dollars, qui entreront en vigueur le 8 septembre à 00h01.

Cette annonce fait suite à l’échec des négociations commerciales entre Ottawa et Washington le 21 août, qui a entraîné l’application de droits de douane de 50 % sur des milliards de dollars de produits canadiens.

D’après l’économiste, environ 1800 produits américains avaient été soumis à des droits de douane l’année dernière, alors que cette année, ce chiffre est divisé par deux.

«Sur ces 700 produits, 300 sont déjà soumis à des droits de douane, donc ça ne change rien», a-t-il expliqué.

Cette fois-ci, les autorités fédérales ont sélectionné des produits pour lesquels il existe des alternatives canadiennes ou internationales pouvant être achetées auprès d’autres partenaires commerciaux.

«Du coup, pour les familles canadiennes, ces droits de douane ne vont pas nous porter préjudice», a rapporté M. Mang. «Il y a d’autres options que tu peux acheter.»

Il a tout de même conseillé aux Canadiens de faire des réserves de certains articles américains avant la date limite de mardi pour les contre-tarifs.

«Le rouge à lèvres américain, ça va être soumis à des droits de douane», a-t-il prévenu. «Les vêtements américains… s’il y a une marque en particulier que tu aimes et qu’elle est fabriquée aux États-Unis, pas à l’étranger, alors tu devrais en faire des réserves avant que les droits de douane n’entrent en vigueur.»

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Les hausses de prix dépendent de la rapidité avec laquelle les stocks tournent en magasin et de la durée pendant laquelle les détaillants peuvent absorber eux-mêmes les coûts, selon l’économiste.

Par exemple, les produits comme les cosmétiques et les vêtements ont un roulement de stock plus rapide et pourraient donc être touchés par des hausses de prix, tandis que les appareils électroménagers pourraient ne pas subir de hausse tant que les stocks actuels ne seront pas écoulés.

L’année dernière, la hausse moyenne des prix des articles soumis à des droits de douane était de 6%, a précisé M. Mang, car les détaillants ont pris en charge les trois quarts du coût.

«Ils considéraient ces droits de douane comme temporaires», a-t-il ajouté. «Les détaillants ont estimé qu’il valait mieux absorber les coûts à court terme plutôt que d’augmenter trop les prix, ce qui aurait mécontenté leurs clients.»

«Cette fois-ci, ça dépend vraiment de la durée pendant laquelle les détaillants s’attendent à ce que ces droits de douane perdurent», a-t-il avoué.

Devika Desai

Devika Desai

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National Digital Producer, CTVNews.ca