Après avoir déposé une demande de protection contre ses créanciers, la marque de mode de luxe SSENSE, basée à Montréal, annonce que ses cofondateurs vont racheter l’entreprise.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Selon un communiqué de presse publié dimanche, les frères Rami Atallah, Bassel Atallah et Firas Atallah ont remporté l’appel d’offres dans le cadre du processus de vente et de sollicitation d’investissements (SISP) supervisé par le tribunal et mené en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).
Bien que «les parties aient conclu un accord d’achat définitif», la vente finale dépend de conditions de clôture habituelles, telles que les autorisations judiciaires et réglementaires.
La société prévoit que la transaction sera conclue d’ici le 14 février.
Fondée par les frères Atallah en 2003, SSENSE vend des vêtements et des accessoires haut de gamme en ligne et en magasin.
En août dernier, SSENSE a affirmé que ses prêteurs tentaient de vendre la société sans son consentement et a déposé une demande de protection contre ses créanciers.
Dans une note envoyée à ses employés, elle a déclaré que cette demande visait à «protéger la société, conserver le contrôle de ses actifs et de ses activités, et défendre son avenir».
La société a également invoqué les tensions commerciales avec les États-Unis et les droits de douane imposés par le président Donald Trump pour expliquer ses difficultés financières.
Le 28 août était le dernier jour de l’exemption de minimis, qui permettait d’expédier aux États-Unis des colis d’une valeur inférieure ou égale à 800 dollars américains en franchise de droits. La hausse des frais d’expédition a suscité des inquiétudes chez les petites entreprises.
Au cours des derniers mois, l’entreprise a licencié environ un tiers de son personnel après une «crise de liquidité», des pertes substantielles et une baisse des ventes.
L’entreprise a indiqué qu’elle ne pouvait pas résoudre ses problèmes avec des solutions à court terme et que la restructuration en vertu de la LACC était le seul moyen de poursuivre ses activités.
