Les incertitudes commerciales et le ralentissement de l’immigration pourraient empêcher la Banque du Canada de procéder à trop de hausses de taux d’intérêt dans les mois à venir.
Capital Economics publie mercredi un rapport expliquant que les risques qui pèsent sur les perspectives de croissance du Canada limiteront probablement la hausse de l’inflation à court terme.
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % tout au long de l’année 2026, le temps d’évaluer l’impact du conflit commercial avec les États-Unis et de la guerre en Iran sur ses perspectives.
Les marchés financiers s’orientent de plus en plus en faveur de hausses de taux d’intérêt dans un délai plus court que prévu, les prix élevés du pétrole attisant les craintes d’une inflation persistante.
Les économistes de Capital Economics estiment que la banque centrale relèvera son taux directeur à 2,75 % grâce à deux hausses d’un quart de point à partir de l’année prochaine, mais qu’elle s’abstiendra d’aller plus loin afin de ne pas entraver la croissance.
Capital Economics prévoit que le produit intérieur brut réel n’augmentera que de 1,5 % l’année prochaine et reviendra à un niveau normal de 2 % en 2028, à mesure que les projets d’infrastructures et d’intelligence artificielle prendront de l’ampleur.

