Économie

Le PIB réel du Québec a connu une hausse de 0,3 % au premier trimestre

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Selon l'Institut de la statistique du Québec, la croissance au premier trimestre a été majoritairement attribuable à un accroissement des investissements en stocks. Sur la photo, le port de Montréal est photographié depuis Longueuil le 26 août 2025. ... Selon l'Institut de la statistique du Québec, la croissance au premier trimestre a été majoritairement attribuable à un accroissement des investissements en stocks. Sur la photo, le port de Montréal est photographié depuis Longueuil le 26 août 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov (Christopher Katsarov)

QUÉBEC — Le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec non annualisé a progressé de 0,3 % lors des trois premiers mois de 2026 par rapport au trimestre précédent, durant lequel il avait connu une baisse de 0,1 %.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, la croissance au premier trimestre a été majoritairement attribuable à un accroissement des investissements en stocks.

En effet, les investissements en stocks sont passés d'un déstockage de 4,0 milliards $ au quatrième trimestre de 2025 à un accroissement de 1,3 milliard $ au premier trimestre de 2026.

Cette progression s'explique principalement par la hausse des stocks d'or et par l'accroissement des stocks manufacturiers, toujours selon l'Institut de la statistique.

«Contrairement au Canada, qui a connu une deuxième contraction trimestrielle consécutive de son PIB — bien que très modeste — au premier trimestre 2026, l’économie québécoise a rebondi de 1,3 % en rythme annualisé en début d’année, après une contraction de 0,3 % au T4 de 2025, écartant ainsi le potentiel débat sur la récession technique», a analysé dans une note Daren King, économiste principal à la Banque Nationale Marché des capitaux.

Il a toutefois avancé que quelques signes de faiblesse se cachent derrière cette croissance.

«En effet, la demande intérieure finale, qui exclut les effets du commerce international et des inventaires, a plutôt connu une contraction de 1,3 % au cours du trimestre», a-t-il précisé.

Selon lui, cette diminution s'explique par une baisse de la consommation des ménages, des dépenses et des investissements des gouvernements et des investissements des entreprises en bâtiments non résidentiels.

Les exportations de biens et de services ont par ailleurs connu une baisse de 0,9 %, après avoir été en hausse lors des deux trimestres précédents. Pour leur part, les importations ont augmenté de 0,1 %, ce qui a contribué à la détérioration du solde commercial, d'après l'Institut de la statistique.

«L’économie québécoise repose largement sur ses exportations. Or, le virage protectionniste aux États-Unis continue de peser sur les perspectives de croissance», a souligné dans une note Sonny Scarfone, économiste principal chez Desjardins.

Les dépenses de consommation se sont repliées de 0,3 % au premier trimestre, après avoir progressé de 0,6 % au trimestre précédent. Les dépenses de consommation des administrations publiques ont diminué de 0,9 %, tandis que celles des ménages ont baissé de 0,1 %.

Quant à elles, les dépenses d'investissement ont diminué de 0,3 % au premier trimestre, après une hausse de 0,7 % au trimestre précédent. Les dépenses d'investissement des administrations publiques ont diminué de 3,0 %, tandis que celles des entreprises ont augmenté de 0,4 %.

«Pour le trimestre à venir, l’amélioration du marché du travail dans la province en mai est encourageante si elle se maintient», a avancé M. King.

Il a rappelé que plusieurs facteurs temporaires viendront momentanément doper la croissance au deuxième trimestre, comme la présence du Canadien de Montréal en séries éliminatoires en avril et le devancement du Grand Prix de Formule 1 en mai au lieu de juin.

«Résultat, la croissance devrait reprendre en avril et mai après s’être contractée en mars, mais la bonne tenue de l’économie sera à surveiller à partir de juin», a-t-il ajouté dans sa note.

La Presse Canadienne