La dernière enquête de la Banque du Canada auprès des entreprises suggère une amélioration du climat des affaires au premier trimestre, avant le déclenchement de le conflit au Moyen-Orient. Cependant, dès les premiers jours du conflit, les entreprises étaient déjà confrontées à une hausse des coûts.
D’après l’enquête sur les perspectives des entreprises menée par la banque centrale du 5 au 25 février, avant que les États-Unis et Israël n’attaquent l’Iran, les entreprises s’attendaient à une amélioration de la croissance des ventes et de leurs intentions d’investissement.
Toutefois, lors d’entretiens de suivi en mars, de nombreuses entreprises étaient déjà confrontées à une hausse des coûts due à l’augmentation des prix de l’énergie, des engrais et du fret liée au conflit, tandis que d’autres s’attendaient à des hausses dans les mois à venir, les fournisseurs répercutant ces coûts.
Par ailleurs, l’indicateur des attentes des consommateurs canadiens de la banque a légèrement augmenté au premier trimestre par rapport aux creux récemment enregistrés, mais est resté inférieur à son niveau d’il y a un an, avant les tensions commerciales avec les États-Unis.
Toutefois, la Banque du Canada indique qu’une enquête spéciale menée après le déclenchement du conflit suggère que la plupart des ménages s’attendent à ce que le conflit affaiblisse l’économie canadienne et fasse grimper les prix.
La prochaine décision de la Banque du Canada concernant les taux d’intérêt est prévue pour le 29 avril.
