Économie

Le géant pétrolier Chevron devrait annoncer l’extension de ses activités au Venezuela

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Un homme passe à vélo devant une pompe à pétrole en fonctionnement à Cabimas, au Venezuela, le lundi 31 août 2026. Photo AP Un homme passe à vélo devant une pompe à pétrole en fonctionnement à Cabimas, au Venezuela, le lundi 31 août 2026. Photo AP (Ariana Cubillos)

Le géant pétrolier Chevron devrait bientôt annoncer l’extension de ses activités au Venezuela, affirme mardi un responsable américain.

Ce responsable, qui a informé les journalistes de cette annonce prévue, indique que des dirigeants de l’entreprise ainsi que le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, devaient se rendre au Venezuela mercredi, où ce nouvel investissement sera officiellement dévoilé. Le responsable s’est exprimé sous couvert d’anonymat, conformément aux règles établies par la Maison-Blanche pour cette conférence téléphonique.

Chevron est la deuxième plus grande entreprise pétrolière américaine et la seule à disposer d’une présence significative au Venezuela.

Cette annonce intervient après que la Maison-Blanche a confirmé lundi son partenariat avec la société nord-américaine Blue Energy Partners, dans le cadre de la volonté du président Donald Trump de s’implanter dans l’industrie pétrolière vénézuélienne.

Cet accord de grande envergure a suscité le scepticisme des analystes, qui estiment qu’il faudra des années pour relancer la production vénézuélienne. Ils se demandent si la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, dispose de l’autorité légale nécessaire pour accorder à l’entreprise des droits d’une durée de 100 ans sur 17 champs pétroliers abritant des réserves de 65 milliards de barils — et si de futurs gouvernements vénézuéliens ou américains pourraient annuler cet accord.

NABEP, propriété de l’homme d’affaires vénézuélien Alejandro Betancourt, est déjà le deuxième plus grand exploitant au Venezuela. L’entente avec le gouvernement américain mènerait à la création d’une nouvelle société, dans laquelle le Pentagone détiendrait une participation de 35 %, tandis que le Département d’État aurait le droit d’acheter 20 % du pétrole produit au prix coûtant.

L’administration américaine a cherché à défendre sa décision de s’associer à M. Betancourt, qui a fait l’objet d’enquêtes criminelles pour blanchiment d’argent présumé en Espagne et en Suisse, selon de nombreux reportages. Aucune accusation officielle n’a jamais été déposée. Le responsable souligne que M. Betancourt a fait l’objet d’une vérification et que l’administration avait conclu qu’«aucune loi américaine n’avait été enfreinte».

Le gouvernement américain n’investit pas d’argent dans la nouvelle société, précise le responsable aux journalistes, mais son appui aidera celle-ci à attirer des investissements afin d’accélérer la production.