Économie

Le CPKC assure la continuité du service malgré la grève

Le syndicat précise que les travailleurs installent, entretiennent, testent et réparent les systèmes de signalisation et de communication ferroviaires sur l’ensemble du réseau.

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Des locomotives sont immobilisées dans la gare de triage du CPKC à Calgary (Alberta), le jeudi 22 août 2024. Un syndicat représentant près de 300 signaleurs du Canadien Pacifique Kansas City annonce que ses membres sont en grève. LA PRESSE CANADIENNE... Des locomotives sont immobilisées dans la gare de triage du CPKC à Calgary (Alberta), le jeudi 22 août 2024. Un syndicat représentant près de 300 signaleurs du Canadien Pacifique Kansas City annonce que ses membres sont en grève. LA PRESSE CANADIENNE (Jeff McIntosh)

Un syndicat représentant près de 300 signaleurs du Canadien Pacifique Kansas City annonce que ses membres sont en grève.

La fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE) indique que le mouvement de grève a débuté dimanche matin, après l’expiration du préavis de grève de 72 heures et l’échec des négociations.

Le syndicat précise que les travailleurs installent, entretiennent, testent et réparent les systèmes de signalisation et de communication ferroviaires sur l’ensemble du réseau du CPKC, de Vancouver à Montréal.

Dans un communiqué, la compagnie ferroviaire affirme avoir mis en œuvre des plans d’urgence pour assurer la continuité des opérations à travers le Canada et assure que le service ferroviaire, sécuritaire et efficace, se poursuit.

Le CPKC affirme avoir proposé des augmentations salariales et des avantages sociaux conformes à ses conventions collectives avec d’autres syndicats et demande à ce que le syndicat mette fin à sa grève et accepte un arbitrage exécutoire.

Le syndicat déclare, que, malgré des mois de négociations et la conclusion du processus de conciliation et de médiation exigé par le gouvernement fédéral, le CPKC n’a pas cherché à dialoguer sérieusement sur les principales propositions financières du syndicat.

«Le comité de négociation n’a pas pris cette décision à la légère», a commenté Jason Sommer, représentant du FIOE, dans un communiqué publié dimanche.

«Tout au long de ce processus, le syndicat est resté déterminé à parvenir à une entente négociée équitable pour ses membres. Malheureusement, l’entreprise n’a pas abordé de manière significative les enjeux touchant le recrutement, la rétention du personnel, la rémunération et l’équilibre travail-vie personnelle au sein du service de la signalisation et des communications», a-t-il dit.

Le syndicat précise que le mouvement de grève est appuyé par un mandat de grève voté à 96 % et qu’il demeure disponible pour rencontrer l’entreprise en tout temps.

Il a précisé qu’en plus des salaires, les dépenses engagées par les employés demeurent un problème majeur, de même que les problèmes d’équilibre travail-vie personnelle découlant de ce qu’il a qualifié d’«obligations de garde importantes et d’horaires exigeants».

Le syndicat a également énoncé que les problèmes de fidélisation du personnel au sein du département de la signalisation et des communications s’aggravent, car les employés expérimentés quittent l’entreprise pour des salaires plus élevés dans le secteur ferroviaire, y compris dans les chemins de fer régionaux.

Le CPKC a répondu à ces revendications dans une deuxième déclaration dimanche, affirmant que le syndicat souhaite des augmentations salariales et des avantages sociaux deux fois supérieurs à ceux obtenus par les autres unités de négociation collective canadiennes de l’entreprise.

Il a également indiqué avoir offert une option d’horaire progressif de sept jours de travail suivis de sept jours de congé.

Le système est en place depuis cinq ans auprès des employés des services de signalisation et de communications de Calgary, a expliqué la compagnie ferroviaire, ce qui a permis de maintenir un taux de rétention du personnel de près de 100 % au sein de cet effectif calgarien.

«Alors que la direction du FIOE suggère que les problèmes de roulement de personnel sont attribuables aux exigences de disponibilité sur appel et aux horaires de travail difficiles, elle refuse d’envisager l’option d’un horaire progressif pour l’ensemble du personnel national, option qui a déjà fait ses preuves à Calgary», a commenté le CPKC dans un communiqué.

La compagnie ferroviaire se dit déçue, après des mois de négociations menées de bonne foi, qu’un arrêt de travail n’ait pu être évité.