L’action de Lululemon Athletica chutait de près de 12 % au lendemain de la nomination d’une nouvelle cheffe de la direction par l’enseigne.
Les actions de l’entreprise établie à Vancouver s’échangeaient sur le Nasdaq à environ 144 $ US jeudi, en milieu d’après-midi.
Laurent Vasilescu, analyste chez BNP Paribas Equity Research, estime que cette chute du cours de l’action témoigne de la déception du marché face au choix de Lululemon de nommer Heidi O’Neill, ancienne cadre chez Nike, au poste de cheffe de la direction.
Il explique que Mme O’Neill est davantage une dirigeante axée sur la croissance, alors que beaucoup estiment que Lululemon a plutôt besoin d’une personne capable de redresser la situation.
Cependant, Neil Saunders, directeur général du cabinet de conseil et d’analyse GlobalData, estime qu’elle est un bon choix, car elle possède une expérience dans le secteur des vêtements de sport et a siégé au conseil d’administration de nombreuses entreprises orientées vers le service client.
Mme O’Neill prendra ses fonctions le 8 septembre. Elle devra probablement faire face à une pression immédiate de la part des actionnaires, notamment du fondateur Chip Wilson, avec lequel la société est en froid et qui a fait pression pour imposer leurs propres choix de chef de la direction et de membres du conseil d’administration, affirmant que l’entreprise doit mieux faire face à la baisse du cours de son action et à la concurrence de nombreux concurrents.

