Économie

La reprise des négociations commerciales, un signe d’espoir pour les entreprises canadiennes

«Il y a quelques semaines, les discussions étaient au point mort entre les États-Unis et le Canada.»

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Le pont Gordie-Howe est visible. (CTV News) Le pont Gordie-Howe est visible. (CTV News)

Pendant des mois, les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis ont été au point mort. Cette semaine, tout a changé lorsque le président américain Donald Trump a annoncé la reprise des négociations.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Au cours de sa diatribe sur les réseaux sociaux au sujet du pont Gordie-Howe à Windsor, en Ontario, et d’une liste d’autres transgressions perçues, Trump a écrit sur sa page Truth Social : «Je ne permettrai pas l’ouverture de ce pont tant que les États-Unis n’auront pas été pleinement indemnisés pour tout ce que nous leur avons donné et, surtout, tant que le Canada ne traitera pas les États-Unis avec l’équité et le respect que nous méritons. Nous entamerons les négociations IMMÉDIATEMENT.»

Si le coup de frein politique de Trump menace de faire dérailler l’ouverture prévue du corridor commercial, certains leaders du secteur y voient une occasion d’accélérer les négociations.

«Les discussions commerciales ont repris, alors qu’il y a quelques semaines, elles étaient au point mort entre les États-Unis et le Canada. Je considère cela comme positif», a avancé Nicole Vlanich, directrice générale de l’Association canadienne des fabricants de moules.

Trump menace de bloquer l’ouverture du pont reliant Windsor à Detroit Le président américain Donald Trump menace de ne pas autoriser l’ouverture d’un nouveau pont reliant Windsor, en Ontario, et Détroit, dans le Michigan, arguant que les États-Unis devraient d’abord être indemnisés.

Mme Vlanich ajoute que la dernière sortie de M. Trump ne la surprend pas, même si, lors de son premier mandat, celui-ci avait soutenu le projet.

Dans une déclaration commune publiée en février 2017, M. Trump et le premier ministre de l’époque, Justin Trudeau, affirmaient notamment qu’ils «attendaient avec impatience l’achèvement rapide du pont international Gordie-Howe, qui constituera un lien économique vital entre nos deux pays».

Mme Vlanich est d’accord avec cette déclaration.

«La déclaration de 2017 était correcte, ils avaient raison, le pont est vital. Nous avons besoin de ce deuxième pont, nous parlons de son importance depuis plus de vingt ans», a-t-elle ajouté.

En effet, les chefs d’entreprise et les habitants de Detroit demandent instamment que le pont international Gordie-Howe soit construit comme prévu, qualifiant le projet de symbole de la coopération transfrontalière.

Les dirigeants politiques de Windsor-Essex et du Michigan affirment également qu’ils sont unis par un objectif commun.

«C’est un élément vraiment important de notre économie, le plus grand passage (commercial) en Amérique du Nord, et il est donc important que (le pont Gordie-Howe) continue d’avancer et soit ouvert à temps», a expliqué la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, en répondant à des questions dans une école secondaire de sa ville natale de Lansing, dans le Michigan cette semaine.

C’est un sentiment qui fait écho de l’autre côté de la rivière Detroit, où le maire de Windsor souligne à juste titre que sa ville «abrite le passage frontalier commercial le plus fréquenté entre le Canada et les États-Unis, et que nous sommes les plus grands partenaires commerciaux l’un de l’autre», selon le maire Drew Dilkens, qui qualifie les affirmations de Trump au sujet de l’accord sur le pont de «folie et d’inexactitude».

Pont Gordie-Howe : «La situation va être réglée», affirme Mark Carney Le premier ministre Mark Carney a indiqué s’être entretenu avec le président américain Donald Trump au sujet de l’ouverture du pont international Gordie-Howe, le 10 février 2026.

Tout retard dans l’ouverture du pont ajouterait une pression supplémentaire sur les économies des deux villes frontalières de part et d’autre, selon les chefs d’entreprise locaux qui se sont entretenus avec CTV News.

«Si l’on pense à la croissance de l’emploi et au potentiel des deux côtés de la frontière canado-américaine, cela retarderait la croissance et notre capacité à augmenter notre capacité», a précisé Nicole Vlanich.

Le pont devrait être un moteur économique pour Windser-Essex, une région qui enregistre déjà un flux commercial quotidien d’un milliard de dollars, tout en offrant une alternative commerciale fluide pour les camions transportant des marchandises qui sont souvent bloqués dans de longues files d’attente à l’ancien pont Ambassador.

«Si un pont pose problème, les camions peuvent emprunter l’autre, ce qui contribuera à réduire les retards dus au trafic. Ayant vécu ici toute ma vie, je peux vous dire que les retards sur le pont Ambassador sont monnaie courante», a indiqué Mme Vlanich.

Alors que Trump relance les négociations commerciales qu’il avait autrefois interrompues brutalement, les chefs d’entreprise de Windsor espèrent que cela constituera une première étape importante vers une vision plus claire de la croissance économique pour les économies canadienne et américaine, qui dépendent du commerce frontalier.

Une chose semble claire pour ceux qui se sont exprimés auprès de CTV News: le pont Gordie-Howe est utilisé par Trump comme un levier pour négocier et faire avancer son programme America first.