En raison du conflit au Moyen-Orient et notamment de la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, différents secteurs de l’économie mondiale ont été affectés et les impacts se font ressentir jusque dans les régions du Québec.
En Mauricie, mercredi matin, les effets de la guerre sont notamment passés par la hausse du prix à la pompe. Même si la région fait partie des moins impactées de la province, le prix a tout de même augmenté de 10 cents le litre en l’espace d’une semaine.

«On voit les augmentations des indicateurs pétroliers qui ont une incidence sur le prix à la pompe depuis lundi», indique Simon Bourassa, porte-parole de CAA-Québec.
Il soutient toutefois que la hausse est graduelle.
«La fameuse barre psychologique du 2 $ le litre, on n’en est pas là», dit-il.
Même si le Québec s’approvisionne majoritairement en pétrole brut albertain, les prix sont fixés à l’échelle mondiale et les tensions géopolitiques influencent non seulement le prix du pétrole, mais aussi les marchés boursiers, explique Éric Arsenault, enseignant d’actualité internationale du Cégep de Jonquière.
Et même si les automobilistes sont grandement affectés par les variations du prix à la pompe, les agriculteurs qui consomment de grandes quantités de diesel quotidiennement semblent être les grands perdants dans cette situation.
«Nous, on consomme du diesel tous les jours. Donc c’est certain que ceux qui ont fait le plein ce matin, ils vont avoir des répercussions directes et immédiates», soutient Jean-Thomas Maltais, président de l’UPA Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Il ajoute qu’avec la hausse du prix de l’essence, les services de transports risquent aussi d’augmenter.
Et si le conflit s’éternise, s’éternise les hausses pourraient continuer à monter.
Des augmentations à prévoir à l’épicerie?
Les Québécois pourraient également ressentir des répercussions du conflit au Moyen-Orient sur leur facture d’épicerie. La hausse des coûts des intrants pourrait augmenter le prix de certains aliments dans les supermarchés.
«On s’attend à des hausses jusqu’à 0.7 %. Ça, c’est un minimum si le conflit dure pour plus de quatre semaines», explique Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire.
Il soutient que les viandes, les produits laitiers et le maraîcher seront plus vulnérables à une hausse de prix.
«On parle de 150 $ à 200 $ pour un ménage pour l’année au complet si on demande 1 %. Si on augmente à 2 %, là, ça double. Donc ça va assez vite», dit-il.
L’effet ne sera pas immédiat, mais dans quelques mois, si le conflit continue, on pourrait voir des augmentations marquées des prix des aliments dans les épiceries.
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