Économie

La Coupe du monde a stimulé les dépenses à Toronto et à Vancouver, selon Visa

Les données de Visa révèlent que les jours de match ont entraîné une hausse des dépenses de 24,6 % à Toronto et de 12,7 % à Vancouver.

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La Croatie affronte le Panama au Stade de Toronto lors de la première mi-temps d’un match de soccer de la Coupe du monde, à Toronto, le mardi 23 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young La Croatie affronte le Panama au Stade de Toronto lors de la première mi-temps d’un match de soccer de la Coupe du monde, à Toronto, le mardi 23 juin 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Chris Young)

TORONTO — De nouvelles données de Visa indiquent que la Coupe du monde de la FIFA a entraîné une hausse des dépenses des consommateurs dans les villes canadiennes hôtes.

L’entreprise émettrice de cartes de crédit indique que les dépenses les jours de match ont augmenté de 24,6 % à Toronto et de 12,7 % à Vancouver, par rapport aux mêmes jours de l’année précédente.

C’est à Toronto que la hausse des dépenses les jours de match a été la plus forte, lors de la rencontre entre l’Allemagne et la Côte d’Ivoire le 20 juin, tandis que Vancouver a enregistré son pic le 13 juin, lors du match opposant l’Australie à la Turquie.

Lorsque le Canada a affronté le Qatar lors d’un match de phase de groupes à Vancouver le 18 juin, les dépenses ont augmenté de 4,9 % dans la ville.

Vancouver et Toronto ont accueilli à elles deux 13 matchs pendant la Coupe du monde, qui s’est achevée le mois dernier.

Leur impact économique fait l’objet d’un débat animé depuis bien avant le coup d’envoi du tournoi de soccer. Les détracteurs s’attendaient à ce que les millions versés par chaque ville canadienne pour accueillir l’événement l’emportent largement sur toute hausse des ventes que pourraient enregistrer les restaurants, les hôtels et les autres entreprises locales.

Une étude réalisée par Deloitte Canada pour la FIFA estimait que la Coupe du monde pourrait générer jusqu’à 940 millions $ de retombées économiques pour la région du Grand Toronto, mais la ville n’a pas encore révélé le montant des recettes qu’elle a perçues.

Tout au long du tournoi, les associations hôtelières de Toronto ont déploré une baisse des taux d’occupation.

Des données publiées précédemment par l’entreprise de traitement des paiements Moneris indiquaient que Toronto avait connu une légère hausse des dépenses au cours des premières semaines du tournoi, mais que celle-ci était bien modeste par rapport aux dépenses enregistrées lors des concerts de la tournée «Eras» de Taylor Swift dans la ville.

L’étude a révélé une hausse de 3 % des dépenses dans les restaurants, tandis que les ventes des grandes surfaces et des épiceries ont augmenté respectivement de 4 % et de 6 %. Les dépenses en vêtements ont quant à elles reculé de 5 %.

Les dépenses effectuées par les détenteurs de cartes de crédit émises à l’étranger ont constitué une lueur d’espoir, avec une hausse de 34 % dans les restaurants et les bars, de 19 % dans les épiceries et de 7 % dans les hôtels.

— Avec des informations de Kathryn Mannie à Toronto.

Tara Deschamps, La Presse Canadienne

Tara Deschamps

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Journaliste