Économie

La Caisse affiche un rendement de 5,1 %, moins que son indice de référence

La direction attribue l’écart par rapport à son indice aux difficultés des actifs privés.

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La Caisse a enregistré un rendement de 5,1 % au cours des six premiers mois de l’année. Son président et chef de la direction, Charles Emond, photographié lors d’une conférence de presse, le mercredi 25 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher ... La Caisse a enregistré un rendement de 5,1 % au cours des six premiers mois de l’année. Son président et chef de la direction, Charles Emond, photographié lors d’une conférence de presse, le mercredi 25 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov (Christopher Katsarov/La Presse canadienne)

La Caisse a fait moins bien que son indice de référence au cours de la première moitié de l’année.

Le bas de laine des Québécois a enregistré un rendement de 5,1 % au cours des six premiers mois de l’année, selon ses résultats semestriels dévoilés jeudi. La progression est inférieure à son indice de référence, en hausse de 7,5 %.

«Je dirais que 5,1 %, c’est une excellente performance pour six mois, défend le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse jeudi. C’est un des meilleurs semestres en dix ans.»

Au cours du premier semestre, les rendements boursiers ont été concentrés dans une poignée de secteurs, soutenus, notamment, par l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA), souligne-t-il.

Les gestionnaires de La Caisse ont fait le choix d’être plus diversifiés afin de réduire les risques, explique-t-il. «On a profité de ces tendances-là, mais d’une façon un peu plus dosée pour bien gérer le risque et s’assurer que les régimes, non seulement, restent en santé, mais s’améliorent.»

Les résultats de la Caisse sont également inférieurs à son indice de référence à plus long terme.

L’institution a affiché un rendement de 6,4 % sur cinq ans, contre 6,8 % pour son indice. Sur dix ans, la progression est de 7,5 %, légèrement moins que l’indice à 7,6 %.

M. Emond souligne que le rendement est supérieur aux besoins à long terme de ses déposants. Le portefeuille doit générer un rendement de 6 %, en moyenne, pour répondre à ses obligations.

Difficultés des marchés privés

Le dirigeant attribue l’écart par rapport à son indice aux difficultés des actifs privés, soit les entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse.

Son portefeuille de placement privé a affiché un rendement négatif de 4,3 % au cours du premier semestre, tandis que l’indice de référence est à la hausse de 8 %. Sur cinq ans, le rendement est de 7,9 %, comparativement à 12,9 % pour l’indice.

Comme il est difficile d’évaluer la performance des entreprises qui ne diffusent pas leurs résultats publiquement, près de la moitié de l’indice de référence est composé de sociétés cotées en Bourse, ce qui fausse la comparaison, avance M. Emond.

La Caisse explique que la valeur des entreprises privées jugées plus vulnérables aux avancées de l’intelligence artificielle (IA) a reculé au cours du premier semestre.

«Une partie du portefeuille est soumise à un certain défi, mais ce sont des entreprises en santé, mais c’est une industrie qui va avoir besoin encore d’“une couple” d’années à se replacer», croit M. Emond.

Du côté des marchés boursiers, La Caisse a affiché un rendement de 14,6 % au cours de la première moitié de l’année, comparativement à 13,6 % pour l’indice de référence. Sur cinq ans, le rendement est le même que l’indice, soit 13 %.

Stéphane Rolland

Stéphane Rolland

Journaliste