Les craintes qu’une recrudescence du conflit commercial avec les États-Unis ne vienne entamer la confiance des entreprises et des consommateurs ont pesé lourdement sur la décision de la Banque du Canada concernant les taux d’intérêt, prise au début du mois.
La banque centrale publie mercredi un résumé des délibérations qui l’ont conduite à maintenir son taux directeur inchangé à 2,25 % le 2 septembre.
Le Conseil de direction de la Banque du Canada s’est réuni dans les jours qui ont suivi l’imposition par les États-Unis, le 22 août, de droits de douane élevés sur toute une série de produits canadiens — une mesure qui a déclenché une série de mesures de rétorsion dans les semaines qui ont suivi la décision de la banque sur les taux.
Les responsables de la politique monétaire estimaient alors que ces nouveaux droits de douane toucheraient durement les secteurs visés, mais que leur impact global sur l’économie serait probablement modeste.
Et bien que la croissance économique ait repris de la vigueur à l’approche de cette dernière vague de droits de douane, les délibérations montrent que le Conseil de direction craignait qu’une nouvelle escalade du conflit commercial ne freine les dépenses des ménages, les investissements des entreprises et les embauches.
La Banque du Canada surveille également de près les prix élevés de l’énergie liés à la guerre en Iran, et les responsables de la politique monétaire ont évoqué la nécessité éventuelle d’ajuster le taux directeur lors de prochaines réunions si les pressions sur les coûts commençaient à s’étendre au-delà des stations-service.

